Germanwings : un an après, un hommage dans l'intimité au Vernet

La cérémonie commencera par la lecture des prénoms des victimes, devant la stèle de pierre érigée peu après le drame, au Vernet. La cérémonie commencera par la lecture des prénoms des victimes, devant la stèle de pierre érigée peu après le drame, au Vernet. [BORIS HORVAT / AFP]

Un après jour pour jour après le crash de l'A320 de la compagnie Germanwings, dans les Alpes-de-Haute-Provence, une cérémonie de commémoration est organisée ce jeudi sur les lieux du drame, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Six cent cinq membres des familles et proches des victimes - venus pour la plupart d’Allemagne et d’Espagne - sont ainsi attendus dans la commune du Vernet. L’occasion pour eux de rendre hommage aux 150 victimes de la catastrophe (144 passagers et six membres d'équipage), causée par le copilote Andreas Lubitz, qui avait volontairement précipité l’avion contre la montagne.

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Aucun représentant officiel français ou étranger ne sera présent, les familles ne souhaitant pas que "leur douleur soit filmée", a indiqué le préfet du département, Bernard Guerin au cours d'une conférence de presse. La cérémonie commencera par la lecture des prénoms des victimes, devant la stèle de pierre érigée peu après le drame. Une minute de silence sera également observée à 10h41, à l'heure exacte du crash. S’ensuivront des allocutions et des chants entonnés par les proches, avant un moment de recueillement et un dépôt de gerbe au cimetière du village. Enfin, plusieurs dizaines de personnes se rendront à pied sur les lieux de l’accident, dans le massif des Trois-Evêchés, à 1 500 mètres d’altitude.

Un an après, quelles leçons tirées ?

Au-delà de l’émotion suscitée, ce crash force aujourd’hui les autorités à tirer les leçons d’un tel acte, afin de prévenir les risques de récidive. Ainsi, le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) et l’Agence européenne de sécurité aérienne ont récemment préconisé un renforcement du contrôle médical et psychologique des pilotes, ainsi que la présence obligatoire d'une deuxième personne dans le cockpit pendant toute la durée du vol.

Le BEA insiste également sur la nécessité de "mesures d'accompagnement" afin de prendre en compte une éventuelle "réticence des pilotes à déclarer leurs problèmes et à solliciter une assistance médicale par crainte de perdre leur licence". 

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