L’imam de Brest visé par une enquête préliminaire

Les activités économiques de l'imam salafiste sont visés par la procédure. [FRED TANNEAU / AFP]

Le controversé imam de la mosquée Sunna à Brest, qui a fait polémique à plusieurs reprises en raison de ses prêches radicaux, fait l’objet d’une enquête préliminaire.

Le 14 avril dernier, lors de son intervention à la télévision, le président François Hollande avait évoqué le cas de Rachid Abou Houdeyfa, affirmant par erreur qu’il était visé par une procédure judiciaire et que la mosquée avait été fermée. «ll est Français, on ne peut donc pas l’expulser, mais son lieu de prière – je ne veux pas utiliser ce mot, son lieu de haine – a été fermé», avait indiqué à tort le chef de l’Etat.

Si la mosquée a bien fait l’objet d’une perquisition administrative en novembre, quelques jours après les attentats, elle est bien toujours ouverte. Et l’imam salafiste ne faisait pas non plus l’objet d’une enquête.

Ses activités économiques visées

Ce qui est désormais le cas. Le 21 avril, quelques jours après les déclarations de François Hollande, une procédure préliminaire a été ouverte à son encontre sous l’autorité du parquet de Brest. Selon les informations du Télégramme, cette enquête viserait l’activité économique de Rachid Abou Houdeyfa (de son vrai nom Rachid El Jay), ses propos polémiques ne tombant pas sous le coup de la loi. Les enquêteurs s’intéressent ainsi «à son train de vie, ses ressources et d’éventuelles dissimulations d’actifs ou de fraudes fiscales», précise Le Télégramme. Les dons reçus pour financer l’école coranique qui devrait ouvrir prochainement, son activité de voyagiste, les revenus de ventes en ligne et ceux générés par les vidéos postées sur Internet sont notamment visés.

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L’imam avait suscité de vives réactions après la publication de nombreuses vidéos dans lesquelles il tenait des propos intégristes. Sur l’une d’elles, il expliquait à des enfants que ceux qui écoutent de la musique risquent d’être transformés en porc. 

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