Les lieux les plus pollués de France

Paris recouverte d'un épais nuage de pollution. La capitale est la ville française qui compte le plus de déchets radioactifs. [PATRICK KOVARIK / AFP]

L'association de protection de l'environnement «Robin des Bois» a publié, mercredi 4 mai, «L'Atlas de la France Toxique» (Edition Arthaud). L'ouvrage recense l'ensemble des formes de pollution qui touchent la France à travers trente-six cartes. 

Réalisé à partir d'enquêtes réalisées par l'association et des données institutionnelles et publiques, «L'Atlas de la France Toxique» dresse un inventaire des risques causés, entre autres, par les pesticides, les déchets toxiques ou encore les épaves en mer. L'ouvrage révèle notamment que Paris est la ville qui compte le plus de déchets radioactifs dans l'Hexagone. Une situation due à la présence importante de laboratoires médicaux dans la région. Plus au sud, les Marseillais respirent un air très pollué, riche en particules fines. En cause, les autoroutes qui entrent jusque dans l'intérieur de la ville et les paquebots dans le port.

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Toujours selon l'atlas, Lyon, capitale française de la pétrochimie, serait l'une des agglomérations qui abrite le plus de sites pollués. Avec ses deux millions de mètres carrés de friches industrielles, les traces de plomb, chrome et hydrocarbure y sont présents en importante quantité. Les campagnes ne sont pas épargnées principalement  à cause de l'utilisation massive de pesticides. «Les départements producteurs de champagne et de sauternes, de pommes de terre et de betteraves, sont les plus gros utilisateurs de pesticides cancérogènes», souligne l'atlas.

Sur cet aspect, La Gironde, la Somme ou le Pas-de-Calais sont pointés du doigt. En mars dernier, des échantillons de poussière collectés dans une vingtaine de maisons situées à proximités de culture s'avéraient d'ailleurs contenir des résidus de pesticides.

Les littoraux sont aussi touchés

Les littoraux ne sont pas en reste. Après les deux dernières guerres mondiales, les stocks de munitions auraient été jetés dans l'océan. Toutes les côtes françaises seraient concernées par ces armes conventionnelles et chimiques coulées au large et qui constituent de véritables «bombes à retardement».

«Il n'y a pas de zones épargnées, chaque territoire est concerné par des typologies différentes de pollution selon son passé industriel et ses activités économiques», a expliqué Charlotte Nithart, de l'association Robin des Bois, au Figaro. Par ailleurs, très tôt déclaré cancérigène mais pas immédiatement interdit, l'amiante a envahi les hôpitaux, les écoles et les usines. Selon «L'Atlas de la France Toxique», il tuera entre 100 000 et 200 000 personnes dans les quarante prochaines années. 

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