Un ancien dentiste accusé de menaces de mort envers Francois Hollande

L'ancien dentiste avait menacé de mort François Hollande. [PHILIPPE HUGUEN / AFP]

Bernard Jeault, 80 ans, surnommé le «dentiste des pauvres», comparaît , mardi 10 mai, devant le tribunal correctionnel de Bayonne pour avoir proféré dans un courrier des menaces de mort à l'encontre du Président de la République. 

Dans une lettre adressée au procureur de la République de Bayonne en juillet 2013, Bernard Jeault écrivait : «Si ma femme venait à se suicider, je tuerais le président de la République. Il le sait». L'envoi de cette missive avait été motivé par la situation précaire dans laquelle se trouvait cet ancien chirurgien-dentiste et son épouse. Poursuivi par les créanciers, le couple, qui réside à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) depuis 2012, a été expulsé de son domicile à cinq reprises.

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Une mauvaise passe que Bernard Jeault explique par sa radiation du Conseil de l'Ordre National des Chirurgiens-Dentistes pour concurrence déloyale. Interdit d'exercer, l'octogénaire et son épouse ont peu à peu sombré pour finalement se retrouver dans un studio de 25 m2 prêté par leur fils aîné. Une descente aux enfers que Bernard Jeault a lui-même raconté dans trois livres.

15 lettres adressées à François Hollande

En désespoir de cause, il s'était tourné vers des élus, dont François Hollande à l'époque président du Conseil général de Corrèze et futur candidat à la présidence de la République, pour lui venir en aide.

«J'ai écrit 15 courriers au président François Hollande, dont quatre avec accusé de réception, et n'ai reçu aucune réponse. C'est pour briser ce mur du silence que j'ai mis au point cette stratégie», explique Bernard Jeault au journal Sud Ouest. Une lettre suicidaire qui lui vaut aujourd'hui une convocation devant le tribunal. 

 

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