Valls prêt à faire lever les blocages des ports, raffineries et aéroports

Le "Pont de Normandie" bloqué par des dockers le 19 mai 2016 à au Havre [CHARLY TRIBALLEAU / AFP] Manuel Valls assure qu'il n'y aura pas de conséquences du projet de loi sur la rémunération des routiers. [CHARLY TRIBALLEAU / AFP]

Manuel Valls a voulu "rassurer" jeudi les chauffeurs routiers et affirmé que le projet de loi travail n'avait pas de "conséquences" sur leur rémunération et le paiement de leurs heures supplémentaires, tout en se disant prêt à faire lever par les forces de l'ordre les barrages visant les ports, raffineries et aéroports.

"Moi je veux rassurer les conducteurs (...) il n'y a pas de conséquences" du projet de loi "sur la rémunération des routiers, a déclaré le Premier ministre sur RTL en accusant la CGT et FO, "qui sont minoritaires dans le transport routier", de vouloir "attiser les inquiétudes en faisant croire que la loi travail mènerait à baisser la rémunération des heures supplémentaires des routiers" à "10% au lieu de 25%".

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"Sauf accord de branche signé par une majorité des organisations syndicales, les heures de conduite supplémentaires des routiers resteront payées 25% de plus. Donc il n'y a aucune raison de s'inquiéter, donc il n'y a aucune raison de manifester, donc il n'y aucune raison de bloquer des raffineries, des ports, des aéroports", a-t-il ajouté. "Je demande à chacun de faire preuve de responsabilité et je demande encore une nouvelle fois à la CGT de faire preuve de responsabilité sur ce dossier-là et de dire la vérité et en tout cas de lire le projet de loi", a insisté le Premier ministre.

"On ne peut pas tolérer ces barrages"

Interrogé sur RTL pour savoir s'il était prêt à faire dégager les accès, il a répondu: "Mais bien sûr, l'accès aux ports, l'accès aux centres névralgiques économiques, l'accès aux aéroports doit être possible et on ne peut pas tolérer ces barrages, même si c'est une difficulté supplémentaire pour les forces de l'ordre".

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