Larossi Abballa connaissait ses victimes

Il aurait laissé entendre qu’il connaissait le commandant Jean-Baptiste Salvaing et sa compagne, Jessica Schneider.[Kamil Zihnioglu / POOL / AFP]

Trois jours après le double meurtre d'un policier et de sa compagne au nom de Daesh à Magnanville (Yvelines), les enquêteurs tentent d'établir pourquoi Larossi Abballa les a ciblés spécifiquement.

Selon les quotidiens Le Monde et Libération, le tueur aurait laissé entendre au RAID qui a mené l’assaut au domicile du couple qu’il connaissait le commandant Jean-Baptiste Salvaing et sa compagne, Jessica Schneider. Le Monde évoque un «contentieu personnel» tandis que Libération rapporte cet échange : «Il était venu chez moi, maintenant c’est moi qui viens chez lui». Lors d’une conférence de presse, mardi, François Molins, le procureur de la République de Paris, a juste signalé que l’assaillant connaissait la qualité de policier de Jean-Baptiste Salvaing.

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Jean-Baptiste Salvaing commandant de police adjoint au commissariat des Mureaux (Yvelines) a fait une bonne partie de sa carrière dans les Yvelines en la débutant au commissariat de Mantes-la-Jolie puis à la Brigade anticriminalité. Larossi Abballa, lui, était connu des services de police de ce département où il a toujours vécu. Il a notamment été condamné à deux reprises pour un vol et un recel. Pour l’heure, rien n’a filtré sur les circonstances au cours desquelles leurs chemins se seraient croisés.

Les enquêteurs tentent également d'établir si Larossi Abballa a agi seul ou s'il a bénéficié de complicités dans la préparation ou dans l'exécution de l'attaque. Trois hommes interpellés mardi étaient toujours jeudi en garde à vue, celle-ci ayant été prolongée de 48h par décision du parquet. Âgés de 27, 29 et 44 ans, ils font partie de l'entourage de Larossi Abballa. Deux d'entre eux avaient été condamnés avec lui en 2013 dans une affaire de filière jihadiste vers les zones tribales pakistano-afghanes.

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Les enquêteurs espèrent puiser des informations dans le matériel informatique et téléphonique saisis chez les trois gardés à vue, ainsi que dans celui d'Abballa trouvé chez ses parents et celui avec lequel il a mis en ligne sa vidéo de revendication depuis le domicile du policier.

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