Nice : l'application "SAIP" suscite des critiques

L'outil a été lancé avant l'Euro de football. L'outil a été lancé avant l'Euro de football. [Capture d'écran Dailymotion. ]

Lancée par le gouvernement, l'application d'«alerte attentat» a envoyé sa première notification dans la nuit de jeudi à vendredi, après l'attentat de Nice. Mais avec beaucoup de retard. 

Mise en place à l'occasion de l'Euro-2016 de football, cette application a été baptisée «SAIP», signifiant Système d'alerte et d'information des populations. Comme le présente l'Etat, elle a été créée pour aviser la population, via une notification sur smartphone, d’une alerte en cours suite à une suspicion d'attentat. Ayant accepté d'être géolocalisé pour recevoir cette alerte, le mobinaute doit ensuite suivre les consignes affichées à l'écran. Gratuite, l'application est disponible sur Apple Store et Google Play.

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Envoyé pour la première fois depuis son entrée en service, SAIP a fait état d'une «intervention en cours des forces de l'ordre et de secours suite à un attentat» sur la promenade des Anglais, à Nice. Avec les conseils suivants : «Abritez-vous», «ne vous exposez pas». Problème : ces messages sont parvenus à 1h34, soit plus de deux heures après le début de l'attaque, qui a été menée peu avant 23h jeudi soir.

Entre-temps, Le compte Twitter de Nice-Matin avait déjà donné l'alerte, à peine quelques minutes après le drame.

Dans la foulée, à 23h25, le président de la région PACA, Christian Estrosi (LR), demandait aux habitants de rester chez eux en attendant d'en savoir plus sur la situation.

Selon plusieurs médias, c'est un problème technique, notamment une saturation du réseau, qui serait à l'origine de ce retard. Un décalage qui a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, les critiques se multipliant.

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