Paris veut transformer 1.000 chambres de bonnes d’ici à 2020

80% des chambres de service se trouvent dans l’ouest de Paris, et 30% dans le 16e arrondissement. 80% des chambres de service se trouvent dans l’ouest de Paris, et 30% dans le 16e arrondissement. [© MEIGNEUX/SIPA]

La mairie de Paris a dévoilé ce lundi un plan pour mieux utiliser le gisement des plus de 113.000 «chambres de bonnes» de la capitale qui sont souvent inutilisées ou insalubres.

C'est un gisement inexploité. La mairie de Paris a dévoilé hier son vaste plan pour mieux utiliser les chambres de bonnes de la capitale, dont 85% seraient inhabitées selon une étude de l’Atelier parisien de l’urbanisme (Apur). «L’objectif est de transformer 1.000 chambres de bonnes d’ici à  2020», a indiqué Ian Brossat. L’adjoint PCF au logement souligne que ces espaces vides représentent «un million de mètres carré», dans la très grande majorité situés dans l’ouest parisien.

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Pour résoudre cette problématique, la municipalité va mettre en place trois mesures. Elle veut d’abord inciter – sur la base du volontariat – les propriétaires à faire des travaux et à regrouper les chambres pour créer des habitations plus grandes. En échange d’une aide financière pour remettre à neuf et équiper leurs logements, ils s’engagent ensuite à les louer 20% en dessous des prix du marché.

Par ailleurs, 25 jeunes en service civique collaboreront dès 2017 avec les services techniques de la ville afin d’identifier les locataires des logements jugés indignes et les épauler dans leurs démarches de relogement. Enfin, un budget de 10 millions d’euros sera consacré au rachat de près de 400 chambres, soit à l’amiable, soit par expropriation, en cas de «proprios voyous» qui «se comportent tels des marchands de sommeil», selon Ian Brossat. Les modalités de ce plan seront votées en novembre prochain, lors du prochain conseil de Paris.

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