Affaire Théo : enquête de l'IGPN après de nouvelles accusations visant un policier

Des policiers à Aulnay-sous-Bois, près de Paris, le 7 février 2017 [GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP/Archives] Des policiers à Aulnay-sous-Bois, près de Paris, le 7 février 2017 [GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP/Archives]

Une enquête préliminaire a été ouverte mardi après de nouvelles accusations de violences visant un des policiers mis en examen pour l'interpellation brutale de Théo, le 2 février, à Aulnay-sous-Bois, a annoncé le parquet de Bobigny.

Cette enquête, confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), devra "déterminer l'existence ou non de faits de violences volontaires commis par les fonctionnaires de police à l'occasion de l'interpellation, le 26 janvier 2017 d'une personne susceptible de vendre des stupéfiants", affirme le parquet dans un communiqué. Mohamed K. affirme avoir été passé à tabac lors de son interpellation par des policiers dont l'un a participé au viol présumé de Théo une semaine plus tard. Peu après la publication mardi matin de son témoignage dans L'Obs, le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux avait annoncé la saisine administrative de l'IGPN.

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«Ce sont des accusations graves portées sur le même fonctionnaire, qui méritent que l'on fasse évidemment toute la lumière», avait déclaré à l'AFP, le porte-parole du ministère Pierre-Henry Brandet. «Je ne veux rien laisser passer mais je ne fais pas d'amalgame. Quand il y a des comportements qui doivent être sanctionnés, ils le sont», a dit M. Le Roux en déplacement à Sarcelles (Val-d'Oise).

«Tout le monde l'appelle "Barbe rousse"»

Mohamed K. a raconté à l'hebdomadaire qu'un contrôle d'identité, impliquant «le même (policier) que celui qui a pénétré Théo avec sa matraque, tout le monde l'appelle +Barbe rousse+», a dégénéré : coups de pied, de poing, insultes pendant 30 à 40 minutes, selon son récit. Emmené au service médico-judiciaire de l'hôpital Jean-Verdier à Bondy pendant sa garde à vue pour «outrage et rébellion», il s'est vu délivrer cinq jours d'interruption temporaire de travail (ITT).

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