85% des Français sont favorables aux caméras-piétons pour la police

Caméra piéton Les policiers équipés de caméras piétons filmeront obligatoirement tous leurs contrôles d'identité pour une expérimentation d'une année[BORIS HORVAT / AFP]

Des contrôles sous contrôle. Dès demain, les policiers équipés d’une caméra mobile devront systématiquement la déclencher lors d’un contrôle d’identité, dans le cadre d’une expérimentation d’un an. Une idée qui devrait être bien accueillie par les Français.

Les Français souhaitent d’ailleurs que le dispositif soit étendu à tous les membres des forces de l’ordre. C’est en tout cas le résultat d’un sondage de l’institut CSA réalisé en exclusivité pour CNews Matin, qui révèle que 85 % des Français sont favorables (41 %) ou très favorables (44 %) aux caméras-piétons.  

Un consensus général

Le contexte actuel est particulier, marqué par plusieurs affaires, et notamment par l’enquête sur le viol présumé subi par Théo lors d’une ­interpellation à Aulnay-sous-Bois (92). Filmer les interventions des policiers grâce à des caméras fait donc largement consensus. Les hommes de 35 à 49 ans sont les plus convaincus (91 % des sondés), mais les femmes du même âge, bien que 10 points en dessous (81 %), ne sont pas en reste. Les salariés n’ont été que 40 % à répondre «oui, tout à fait», mais sont au total 85 % à être favorables ou plutôt faborables. Presque autant que les chômeurs (87 %), qui ont pourtant été 60% à se montrer «très favorables».  «C’est une réaction très émotionnelle», explique Jérémie Piquandet, directeur du pôle Society de CSA.

Les jeunes légèrement derrière

Parmi les plus critiques, les 18-24 ans. Ils sont ainsi les moins nombreux à cautionner totalement l’idée (78 %). Parmi les 22 % les moins favorables, 7 % sont totalement opposés aux caméras-piétons. Un chiffre qui «reste très faible», souligne Jérémie Piquandet, mais supérieur aux 3 % du total des sondés à s’être montrés fermement opposés. «On sait que les jeunes ont tendance à être plus anti-police et anti-autorité» que leurs aînés, explique-t-il. Quant aux 12 % restants des sondés qui sont «plutôt défavorables», Jérémie Piquandet n’y voit «pas un rejet». «Ils se demandent simplement si c’est la bonne solution», analyse-t-il. 

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