Attentat de Nice : ouverture d'une information judiciaire sur le dispositif de sécurité

Une plainte a été déposée par les parents d'un petit garçon de 4 ans tué dans l'attaque. [AFP / ARCHIVES]

Le procureur de la République de Nice a ouvert ce mercredi 5 avril une information judiciaire pour faire la lumière sur d'éventuelles failles du dispositif de sécurité mis en place le soir de l'attentat, qui a fait 86 morts.

Deux magistrats instructeurs ont d'ores et déjà été désignés, a précisé le procureur Jean-Michel Prêtre à l'AFP, confirmant une information de France Bleu Azur

Une première plainte avait été classée sans suite par Jean-Michel Prêtre. Cette nouvelle procédure a été déclenchée après le dépôt d'une nouvelle plainte visant la mairie de Nice et l'Etat par les parents d'un petit garçon de 4 ans tué dans l'attaque

Vers le dépaysement du dossier ? 

Ils réclament également le dépaysement du dossier, estimant notamment que les liens de travail du parquet avec la mairie et la préfecture, notamment sa participation aux réunions préparatoires sur les risques d'attentat avant le 14 juillet, pourraient compromettre l'objectivité de l'enquête.

Le procureur Jean-Michel Prêtre a rappelé que le code pénal prévoit jusqu'à cinq ans de prison pour mise en danger de la vie d'autrui. 

Peu après l'attentat, une polémique avait éclaté sur la suffisance du dispositif de sécurité mis en place pour les festivités, et notamment sur le nombre de policiers déployés sur place. 

Le 14 juillet 2016, Mohamed Lahouaiej Bouhlel avait foncé au volant d'un camion sur la foule réunie sur la Promenade des Anglais pour le feu d'artifice de la fête nationale. 86 personnes ont été tuées et 450 blessées. 

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