Ces députés qui vont quitter l'Assemblée nationale

Les députés lors de la dernière séance de l'Assemblée nationale de la législature, en février dernier. [PATRICK KOVARIK / AFP]

Un vent de fraîcheur s'apprête à souffler sur l'Assemblée nationale. Plus d'une centaine de députés, sur 577, ne se représenteront pas pour un nouveau mandat, alors que d'autres ne seront pas réélus à l'issue du second tour des législatives, organisé le 18 juin. 

Surtout, la loi sur le non-cumul des mandats, qui s'appliquera dès le début de la prochaine législature, va profondément changer la donne. Les députés ne pourront plus être en même temps à la tête d'un exécutif locall, et 235 élus vont devoir choisir entre leurs mandats locaux et nationaux. 

Des départs à droite comme à gauche

Parmi les députés qui ont décidé de laisser derrière eux l'hémicycle, on recense quelques personnalités politiques bien connues. Certaines ont décidé de se consacrer entièrement à leur mandat de maire, comme Patrick Balkany (Levallois), Benoist Apparu (Châlons-en-Champagne) ou Jean-François Copé (Meaux) chez Les Républicains.

D'autres ont aussi préféré privilégier leurs mandats locaux, comme Patrick Devedjian (président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine), Dominique Bussereau (président du Conseil général de Charente-Maritime et de l'Assemblée des départements de France) ou Bernard Debré (conseiller de Paris). Tous trois fréquentaient tous les trois les bancs de l'Assemblée depuis 1986, quitteront également l'hémicycle. François Fillon, élu à l'Assemblée depuis 1981, ne se représentera pas non plus s'il échoue à devenir président de la République. 

Du côté de la gauche, Jean-Marc Ayrault a décidé de ne plus siéger à l'Assemblée, comme Alain Rousset, qui se consacrera à la présidence de la Nouvelle-Aquitaine. Bernard Cazeneuve souhaite pour sa part devenir avocat, alors que Michel Sapin et Ségolène Royal devraient eux aussi mettre un terme à leur vie parlementaire. 

Des déçus de la vie parlementaire

Plus surprenant, certains jeunes députés ont décidé de renoncer après un seul mandat, comme Laurent Grandguillaume (38 ans) et Sébastien Pietransa (39 ans), tous les deux issus du PS. Le premier a décidé de retourner dans le privé et de suivre un master de management, alors que le second a expliqué ne pas avoir «envie d'être un professionnel de la politique». 

Gérard Bapt (PS) et Jean-François Mancel (Les Républicains), qui se représentent alors qu'ils sont élus depuis 1978, n'ont en revanche pas l'intention de raccrocher les gants. Claude Bartolone (PS) espère lui aussi prolonger sa carrière de député en briguant un neuvième mandat, après avoir être entré à l'Assemblée en 1981. 

Les Républicains Lucien Degauchy, Bernard Brochand et Jean-Claude Mathis seront pour leur part en lice pour devenir les doyens de l'hémicycle. Agés respectivement de 79, 78 et 77 ans, ils seront candidats à leur succession.

Une nouvelle génération de parlementaires ? 

Mais le renouvellement annoncé ne dépend pas que des députés : les électeurs pourraient bien contribuer à l'imposer. L'émergence de formations politiques récentes comme «En marche !» d'Emmanuel Macron et «La France Insoumise» de Jean-Luc Mélenchon, est attendue. Et le Front National affiche aussi des ambitions élevées, tablant sur 30 à 40 députés

Ces trois formations comptent dans leurs rangs un certain nombre de néophyptes en politique, qui pourraient contribuer à augmenter la représentation de la société civile au sein de l'hémicycle. 

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