En direct : gardes à vue levées pour les trois proches du tueur

Ce n’était pas la première fois que Karim Cheurfi s’en prenait à des forces de police. [Philippe LOPEZ / AFP]

Des policiers ont été visés par des tirs sur l'avenue des Champs-Elysées à Paris jeudi 20 avril vers 20h50. L'attaque, treizième sur le sol français depuis 2015, a été revendiquée par Daesh.

L'auteur de l’attaque, Karim Cheurfi, est arrivé au volant de son véhicule et en est sorti en ouvrant le feu sur un car de police à l'arme automatique, tuant un policier, Xavier Jugelé. Courant sur le trottoir, il s’en est ensuite pris à une patrouille, blessant deux autres policiers ainsi qu’une touriste allemande. Ils sont tous les trois hors de danger.

L’homme de 39 ans était connu des services de police, possédant un lourd casier judiciaire ayant passé quatorze ans en prison, il n’était cependant pas fiché S. Le procureur de la république de Paris, lors d’une conférence de presse au lendemain des faits, a confirmé l’absence de «signe» de radicalisation de l’assaillant lors de sa longue détention.

Ce n’était pas la première fois que Karim Cheurfi s’en prenait à des forces de police. Il avait déjà été condamné à 15 ans de prison en 2005 pour deux tentatives de meurtres contre des policiers. Ses voisins décrivent un homme nourrissant «une haine» contre la police, mais pas radicalisé.

L’attaque a été revendiquée par Daesh quelques heures à peine après les faits. Une rapidité de revendication qui soulève des interrogations, d’autant que dans le surnom de l’agresseur utilisé par Daesh, Abu Yussef al-Belgiki (Yussuf le Belge), induit que l’homme était belge alors qu’il était français. 

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