Le manque d'assesseurs menace l'organisation du second tour

Les assesseurs sont indispensables au bon déroulé du vote. [Anne-Christine Poujoulat / AFP]

La pénurie guette. La France pourrait connaître dimanche un man­que cruel d’assesseurs, pourtant indispen­sables au bon déroulé du second tour de l'élection présidentielle.

Le code électoral prévoit en effet que chaque candidat fournisse une personne par bureau de vote. Leur rôle consistant, notamment, à vérifier l’identité de l’électeur et la régularité de son choix.

L'absence du PS et de LR a changé la donne

Mais avec l’absence du PS et des Républicains pour ce deuxième round, traditionnels gros pourvoyeurs d’assesseurs, plusieurs mairies constatent que ni le FN ni En Marche ! n’ont aujourd’hui suffisamment de «bras» pour assurer la mission dans les 35.498 communes que compte le pays.

Pour pallier ce manque, des communes ont même lancé un appel à leurs habitants, car un vote ne peut se tenir sans la présence de ces citoyens. Dans le pire des cas, le président d’un bureau peut même obliger un électeur présent à occuper cette fonction. 

Une «solution» extrême, qu'en amont, les maires vont essayer d'éviter. Ils peuvent, en effet, choisir des assesseurs parmi les conseillers municipaux. Mais si le Conseil municipal ne parvient pas à trouver des volontaires, le jour du scrutin, les assesseurs seront de fait choisis parmi les électeurs.

«Le jour du scrutin, si, pour une cause quelconque, le nombre des assesseurs se trouve être inférieur à deux, les assesseurs manquants sont pris parmi les électeurs présents sachant lire et écrire le français, selon l'ordre de priorité suivant : l'électeur le plus âgé, puis l'électeur le plus jeune», précise in fine le code électoral. 

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