Tout savoir sur Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education Nationale

Jean-Michel Blanquer connaît tous les rouages du monde de l'Education. [THOMAS SAMSON / AFP]

Jean-Michel Blanquer, ex-directeur général de l'Essec, a été nommé le 17 mai ministre de l'Education Nationale du gouvernement formé par Edouard Philippe.

Qualifié par François Baroin de «missionnaire de l'éducation», Jean-Michel Blanquer, 52 ans, connaît tous les rouages du monde de l'éducation et des grandes écoles. Il s'était très vite montré prêt à se mettre au service d'Emmanuel Macron. Dans l'entre-deux-tours, il avait ainsi appelé ses étudiants, via Facebook, à voter pour le candidat En Marche ! pour faire barrage au Front National. 

Et, on doute que ce soit un hasard du calendrier, il avait publié lundi une tribune dans Le Point, intitulée «La science, clé de la réussite française». «La recherche est aujourd'hui, pour un pays, aussi stratégique que sa défense et elle est, avec l'éducation, plus décisive qu'aucun autre facteur pour la santé de l'économie», y écrit-il en préambule. Un texte qui s'assimile presque à une lettre de candidature, dans lequel il affiche une ambition digne de quelqu'un prêt à prendre la tête du ministère qui chapeaute les secteurs de la recherche et de l'éducation. 

Un long parcours au sein du monde de l'Education

Son CV est bien fourni, retraçant un long parcours au sein du monde de l'éducation : agrégé de droit public, docteur en droit, maîtrise de philosophie, Sciences Po. Ce spécialiste de l'Amérique latine a dirigé l'Institut des hautes études de l'Amérique latine, avant de devenir recteur de l'Académie de Guyane. Et il a même eu l'occasion de découvrir le fonctionnement du ministère de l'Education nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, puisqu'en 2006 il a été directeur adjoint du cabinet de Gilles de Robien, lorsque ce dernier en était à la tête. 

Jean-Michel Blanquer poursuivra ensuite son parcours sans faute dans le monde de l'éducation, en devenant recteur de l'académie de Créteil. Il favorise alors la coopération entre Sciences Po et les lycées de ZEP, met en place le «micro lycée» de Sénart, destiné aux élèves décrocheurs, et promeut le «cartable numérique», ainsi que la «malette des parents».

En 2010, il devient directeur général de l'enseignement scolaire au ministère de l'Education nationale, avant de se porter candidat à la présidence de Sciences Po, sans succès. Il prend la tête de l'Essec en juillet 2013, contribuant à en faire un établissement reconnu au niveau international, notamment via l'implantation de campus à l'étranger (Singapour et Rabat).

Plutôt discret sur ses orientations politiques, Jean-Michel Blanquer se retrouvera en terrain connu lorsqu'il prendra en charge l'éducation au sein du gouvernement dévoilé par Emmanuel Macron. 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles