L'agresseur de NKM : «elle me regarde, pouf, elle tombe»

L'agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet, Vincent Debraize, 55 ans, maire de Champignolles (Eure), le 19 juin 2017 lors de son procès à Paris [Benoit PEYRUCQ / AFP] L'agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet, Vincent Debraize, 55 ans, maire de Champignolles (Eure), le 19 juin 2017 lors de son procès à Paris [Benoit PEYRUCQ / AFP]

L'agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet a nié jeudi avoir «frappé ou même eu la volonté de frapper» la candidate LR battue dimanche aux législatives et a déclaré avoir lui été victime de violences de la part de partisans de NKM.

«A aucun moment je n'ai frappé ou même eu la volonté de frapper Madame Kosciusko-Morizet», a martelé lors d'une conférence de presse Vincent Debraize, 55 ans, maire de Champignolles (Eure) accusé d'avoir agressé NKM alors qu'elle distribuait des tracts sur un marché à Paris entre les deux tours des élections législatives. L'altercation avait provoqué la chute et le malaise de la candidate LR qui avait été hospitalisée.

«En revanche, moi, j'ai pris des coups», a-t-il expliqué. Dans un récit très détaillé de plus de trente minutes devant la presse, Vincent Debraize a notamment accusé l'entourage de NKM de l'avoir agressé physiquement lorsqu'il s'éloignait alors que la candidate était évanouie. Vincent Debraize explique «avoir pris peur» en voyant les partisans de NKM se rapprocher de lui en hurlant «il l'a frappée, il l'a frappée».

L'agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet, Vincent Debraize (D),  nie "avoir frappé" la candidate, le 15 juin 2017 sur un marché du 5è arrondissement de Paris [GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP/Archives]
L'agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet, Vincent Debraize (D), nie "avoir frappé" la candidate, le 15 juin 2017 sur un marché du 5è arrondissement de Paris. [GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP/Archives]

Il accuse aussi l'un d'entre eux d'avoir effectué «un salut nazi au-dessus de (sa) tête». L'un des militants LR a ensuite suivi Vincent Debraize dans le métro, disant au téléphone «venez vite on va l'avoir, il est là», selon lui. Ce dernier s'est montré «très, très agressif. Les coups pleuvent, il me frappe, j'ai la chemise déchirée, les lunettes cassées (...) je suis sous le choc», a-t-il assuré. Le maire envisage de porter plainte pour coups et blessures.

Sur l'altercation avec NKM, s'il reconnaît l'avoir traitée de «bobo de droite» mais «pas bobo de merde», le maire dit avoir lui-même été insulté par la candidate qui à deux reprises, «camouflant son visage» avec les tracts, lui aurait dit «dégage connard». «J'ai les tracts à la main, je les jette au sol (...) elle me regarde, pouf, elle tombe», a-t-il raconté.

Les avocats de Vincent Debraize ont également contesté la garde à vue de leur client qui avait été prolongée de 24h. Il y «avait clairement comme instruction que Vincent Debraize ne puisse pas interférer avec le processus électoral puisqu'on était en fin de campagne, deux jours avant le scrutin», a déclaré l'un d'eux, Me Basile Adler.

Le procès de Vincent Debraize a été renvoyé au 11 juillet. Le suspect qui a demandé un délai pour préparer sa défense, a été placé sous contrôle judiciaire. Il lui est interdit d'entrer en contact avec NKM et de paraître à proximité de son domicile.

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