Premier bilan pour la piétonnisation des voies sur berges rive droite

Les voies sur berges rive droite sont piétonnisées officiellement depuis octobre dernier. Les voies sur berges rive droite sont officiellement piétonnisées depuis octobre dernier.[© FRANCOIS GUILLOT / AFP]

La préfecture de police de Paris a entériné – en demi-teinte – la piétonnisation des berges rive droite de la capitale mercredi soir, dans un communiqué de presse.

Le sujet est sensible, tant la piétonnisation – initiée le 3 octobre dernier – avait fait l'objet d'une vive polémique entre ses partisans et ses détracteurs. A cette date, un comité technique de suivi avait donc été créé, à la demande du préfet de police de Paris, Michel Delpuech.

Depuis, le comité technique de suivi s'est réuni cinq fois. A l'issue de ces rencontres, le préfet a remis ce mercredi un rapport à la mairie de Paris. Si le comité a constaté des conditions de circulation «dégradées» sur les axes de report, celles-ci ne s'écartent cependant pas «des prévisions de l'étude », avance le rapport.

Deux sujets nécessitent «une particulière vigilance»

Par contre, le rapport fait état de deux sujets qui nécessitent «une particulière vigilance», notamment sur la question du bruit, avec le constat «d'une augmentation des nuisances», en particulier la nuit.

L'autre sujet concerne la question des transports, la RATP ayant en effet constaté «des difficultés de fluidité des transports en commun sur les quais hauts et leurs axes connexes».

Le préfet de police recommande donc de prendre «des initiatives rapides pour répondre dans les plus brefs délais» à ces deux sujets. D'un côté, la question du bruit doit être traitée en «investissant dans des revêtements dits silencieux». Et de l'autre, la question des transports doit être réglée avec la «gestion des carrefours» et l'installation de «contrôles automatiques».

Finalement, Michel Delpuech a suggéré que le «travail partenarial se poursuive», entre tous les acteurs impliqués dans le comité de suivi (maire de Paris, région, métropole, Stif, RATP, CCI...), tout en soulignant qu'il ne fallait que la durée excède «deux ans».

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