Un policier pris à partie fait usage de son arme et blesse un homme

«Roué de coups», le policier aurait tiré pour se dégager.[FRED TANNEAU / AFP]

Un policier «roué de coups» lors d'une intervention dans la nuit du 14 Juillet à Sevran (Seine-Saint-Denis) a fait usage de son arme pour se dégager et a blessé un homme au bas-ventre, a-t-on appris de sources concordantes.

Ce policier motocycliste faisait partie d'une compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI) qui avait été appelée en renfort par des policiers pris à partie par une «quarantaine d'individus» vers 00H30 samedi lors d'une intervention pour des feux de poubelles, selon une source policière.

À leur arrivée, les renforts ont à leur tour été pris à partie, recevant notamment des jets de projectiles, a détaillé une source policière. L'un des policiers motocyclistes «s'est retrouvé seul» à un moment, a expliqué une source proche de l'enquête. 

Déséquilibré, il a chuté au sol et a été «roué de coups», selon une autre source. Le policier a alors sorti son arme et a tiré pour se dégager, blessant au bas-ventre l'un des individus qui prenait part aux violences.

L'IGPN a été saisie

Ce dernier a été hospitalisé et son pronostic vital n'est pas engagé, a indiqué l'une des sources. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie, a indiqué à l'AFP le parquet de Bobigny.

«Les policiers sont devenus de la chair à canon», a dénoncé auprès de l'AFP le secrétaire national adjoint du syndicat policier Alliance, Loïc Travers. Dans un communiqué, ce syndicat a condamné une «tentative d'assassinat» à coup de «barres de fer, de parpaings».

Alliance a en outre dénoncé des festivités du 14 Juillet «une nouvelle fois émaillées d'incidents graves, visant les forces de l'ordre et les policiers en particulier», citant notamment des «attaques de commissariats, guet-apens, jets de mortiers, incendies volontaires».

Le syndicat a dans ce contexte réaffirmé son «opposition totale aux coupes budgétaires annoncées» par le gouvernement la semaine dernière, à hauteur de 526 millions d'euros, dans le cadre d'une diète imposée à l'ensemble des ministères.

«Plus que jamais les forces de l'ordre ont besoin de moyens renforcés pour assurer un quotidien de plus en plus dangereux !», a-t-il estimé.

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