La classe politique déplore la démission de Villiers et fustige Macron

Le maintien ou non en poste du chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, agitait depuis plusieurs jours les milieux militaires. [GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP]

La démission mercredi du chef d'état-major des armées Pierre de Villiers a vivement fait réagir la classe politique française.

Celle-ci oscillait entre hommage au soldat, inquiétudes sur le budget de la Défense et émoi devant la la brutalité d'une décision partie des propos tenus dans le huis-clos parlementaire.

De nombreuses personnalités politiques ont d'abord salué le «courage» de la décision du général Pierre de Villiers ou son parcours. A commencer par Gérard Larcher, le président LR du Sénat.

Les hommages sont venus de tous les bords de l'échiquier poilitique. Comme Stéphane Le Foll, député PS et ancien ministre de l'Agriculture.

Jean-Jacques Urvoas, ancien Garde des Sceaux et ancien député PS, relève pour sa part l'évènement à l'origine de la crispation entre Emmanuel Macron et le CEMA, à savoir ses propos tenus dans le huis-clos parlementaire.

Même Alexis Corbière (LFI) y est allé de son commentaire élogieux quand Florian Philippot se plait à dénigrer le chef de l'Etat à travers cet évènement. Le rapporteur du budget de la Défense à l'Assemblée nationale, François Cornut-Gentille prend acte d'une «décision courageuse» et «surtout utile car elle va permettre d’ouvrir le débat».

Le maintien ou non en poste du général Pierre de Villiers agitait depuis plusieurs jours les milieux militaires, alors qu'Emmanuel Macron a multiplié les rappels à l'ordre à son égard. Le chef de l'État lui a reproché des critiques sur le budget de la défense. Jean-Pierre Raffarin qui a récemment annoncé sa retraite le relève lui même.

Les élus et parlementaires de La République en marche sont pour leur part très discrets sur cette démission. Pourtant, Jean-Jacques Bridey, président LREM de la commission Défense à l'Assemblée, s'était ému cette semaine de l'effort budgétaire demandé au ministère des Armées. La ministre Florence Parly est également restée muette. Le compte Twitter du ministère s'est en revanche félicité ce matin d'avoir dépassé les 200.000 followers.

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