A Nantes, un couple de retraités mis à la porte par des squatteurs

Photo d'illustration Le couple a été prévenu par des voisins (Photo d'illustration)[Pixabay / BusyHomeschoolDays]

Un couple de septuagénaires s’est retrouvé à la porte de sa propre maison secondaire, investie par des squatteurs.

«Cette maison est habitée depuis le 1er août 2017. C’est notre domicile», est-il placardé sur la porte d’entrée de la maison, située dans une rue cossue de Nantes. «Nous respectons le lieu, nous ne voulons rien détériorer. Nous sommes sinon à la rue. Merci de votre compréhension», ont inscrit les nouveaux propriétaires des lieux, qui ont signé de leurs treize noms.

Arrivée discrète

Les squatteurs sont arrivés on ne peut plus discrètement dans la propriété. C’est par le jardin, situé à l’arrière de la maison et donnant sur une rue calme, qu’ils se sont introduits dans les lieux. Ils ont ensuite forcé la véranda, puis changé les serrures, relate Ouest-France.

Tout cela sans que personne ne s’en aperçoive. «On n’a absolument rien entendu, pas un bruit, pas de musique, rien», a rapporté une voisine au quotidien breton. «Mais ils présentent bien, ils disent bonjour». Ce sont eux qui ont fini par se rendre compte de quelque chose et informer les propriétaires des lieux. Ces derniers, qui avaient fait de la demeure leur résidence secondaire en 2007, n’ont pu que constater les faits une fois sur place.

Squatteurs indélogeables

«S’ils avaient été prévenus dans les quarante-huit heures après l’intrusion, les policiers auraient pu intervenir pour déloger les squatteurs pris en flagrant délit», explique Ouest-France. Mais désormais, il est trop tard pour que le couple ne reprenne possession de son bien, à moins de se lancer dans une longue procédure judiciaire.

Peu importe que les différentes factures du foyer soient à leur nom. Pour les délogés, le seul moyen d’entamer une telle procédure est de fournir le titre de propriété. Malheureusement pour eux, ils ont en toute logique laissé le précieux document… à l’intérieur de la maison concernée. Un dernier espoir subsiste toutefois. Selon Ouest-France, les squatteurs pourraient se faire interpeller pour violation de domicile.

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