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Des salariés de GM&S mobilisés devant l'usine PSA de Poissy et délogés

Des salariés de GM&S délogés par les forces de l'ordre le 5 septembre 2017 à Poissy, près de Paris [JACQUES DEMARTHON / AFP] Des salariés de GM&S délogés par les forces de l'ordre le 5 septembre 2017 à Poissy, près de Paris [JACQUES DEMARTHON / AFP]

Une centaine de salariés de GM&S, l'équipementier automobile creusois placé en liquidation judiciaire, ont manifesté mardi leur mécontentement devant une entrée de l'usine PSA Peugeot de Poissy (Yvelines), avant d'être délogés par les forces de l'ordre, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Le tribunal de commerce de Poitiers doit rendre jeudi sa décision sur l'offre de reprise par l'emboutisseur GMD, qui préserverait 120 emplois sur 277. Une solution jugée "insuffisante" par les manifestants. Venus en autocar et en voiture, ils se sont rassemblés et ont distribué des tracts devant l'une des entrées du site, tandis qu'à l'entrée opposée une contre-manifestation a rassemblé environ 120 membres de la direction de l'usine.

La mobilisation a entraîné des bouchons autour de l'usine. Les forces de l'ordre sont intervenues en milieu de journée pour déloger les manifestants qui avaient organisé un sit-in. De précédents blocages par des salariés de GM&S à l'usine de Poissy, qui emploie 5.000 salariés, avaient occasionné "6 millions d'euros de pertes" pour PSA, a affirmé le maire de Poissy LR Karl Olive, venu lui aussi sur place soutenir la direction du site.

A midi, les manifestants de GM&S ont entamé un sit-in pour bloquer les camions chargés de voitures sortant de l'usine. "On défend nos emplois, on défend notre avenir", a argué Franck Cariat, salarié depuis 21 ans de l'entreprise et délégué du personnel CGT.

Les salariés jugent que les garanties de commandes (22 millions d'euros annuels sur cinq ans) arrachées à PSA et Renault par Bercy ne sont pas un gage de la pérennité du site. Le PDG de PSA "Carlos Tavares veut faire crever les salariés de GM&S" en décidant "de faire produire les pièces ailleurs à moindre coût", a estimé Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT pour le groupe PSA. "Il y a des gens qui vont partir avec quelques milliers d'euros alors que ça fait 30 ans qu'ils travaillent dans cette usine, c'est lamentable", a-t-il ajouté.

Les syndicats réclament 75.000 euros d'indemnité extra-légale par licencié et "un plan social digne de ce nom" pour un personnel à plus de 50 ans de moyenne d'âge. GM&S était jusque-là le deuxième employeur privé de la Creuse.

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