Mouvement des routiers : quels blocages prévus ?

Les routiers CGT et FO ont promis une «mobilisation massive» dès lundi contre la réforme du code du travail. Les routiers CGT et FO ont promis une «mobilisation massive» dès lundi contre la réforme du code du travail.[ Crédit FRANK PERRY / AFP ]

Ils annoncent des «actions fortes et visibles» et menacent d’une prochaine pénurie de carburants. Les routiers CGT et FO lancent ce lundi 25 septembre, à l’aube, un mouvement reconductible contre la réforme du Code du travail.

«Ça va bouger partout et être costaud», prévient le numéro un de la CGT-Transports, Jérôme Vérité. Les organisateurs de cette mobilisation promettent de multiplier blocages et rassemblements sur des lieux stratégiques.

Des bases logistiques, des péages, des dépôts pétroliers et des raffineries, déjà ciblés avant l’Euro 2016 ou en mai dernier, sont notamment concernés. La CGT «incite» d’ailleurs les automobilistes à «faire le plein assez rapidement».

Il y a une semaine déjà, à l’appel des syndicats CFDT et CFTC, plusieurs manifestations ont eu lieu sur plusieurs grands axes comme sur l'A4 entre Paris et Strasbourg au péage de Saint-Avold en Moselle avec des barrages filtrants. Dans le Nord, une opération escargot a eu lieu sur l'A1 de 7h à 10h avec de fortes répercussions sur le trafic avec des bouchons sur l'A25, le périphérique sud de Lille.

Opérations sur les autoroutes

Ce jour, une nouvelle opération escargot dès 6h du matin est prévue sur l’A1 dans le sens Lille-Paris, jusqu’au péage de Fresnes-lès-Montauban, au nord d’Arras, indique La Voix du Nord. Le quotidien régional ajoute qu’une autre mobilisation sera menée, au même moment, sur l’A21 entre Dourges et Lens. En Normandie, les actions seront concentrées à Caen. Les manifestants devraient bloquer les camions sur le périphérique sud, à hauteur de Mondeville, dans les deux sens, dès 6h du matin, estime France Bleu.

Après l’échec des discussions au ministère des Transports, mercredi 20 septembre, la CGT et FO espèrent ainsi faire reculer le gouvernement sur certains points de la loi Travail qu’ils jugent particulièrement dangereux pour leur profession et ce secteur où les PME sont nombreuses. La précarisation du contrat de travail, la concurrence déloyale qui naîtra selon eux et les licenciements économiques facilités sont au cœur de leur préoccupation.

«La bonne réponse, ce n’est pas le blocage mais le dialogue», a plaidé vendredi soir sur France Info la ministre des Transports, Elisabeth Borne, assurant aux chauffeurs que «le gouvernement est très mobilisé pour éviter le dumping social».

Pour prendre les devants et éviter la panne sèche, la ministre a exceptionnellement autorisé les transports de carburants à déroger temporairement aux règles en matière de temps de conduite et de repos, via un arrêté publié au Journal Officiel.

Les conducteurs de camion-citerne pourront rouler deux heures de plus que ce que loi permet car «cette situation constitue un cas d’urgence», ajoute Elisabeth Borne. Un règlement européen fixe à 56 heures maximum la durée de conduite hebdomadaire et à au moins 11 heures le temps de repos journalier.

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