Voiture de police incendiée : des peines de 1 à 7 ans de prison

Une voiture de police incendiée lors d'une contre-manifestation non autorisée contre la violence policière, le 18 mai 2016 à Paris [CYRIELLE SICARD / AFP/Archives] Une voiture de police incendiée lors d'une contre-manifestation non autorisée contre la violence policière, le 18 mai 2016 à Paris [CYRIELLE SICARD / AFP/Archives]

Epilogue d'un procès sous tension, la justice a rendu mercredi sa décision à l'encontre de neuf militants «antifascistes», accusés d'avoir participé, à divers degrés, à l'attaque d'une voiture de police à Paris en mai 2016.

Des peines allant de 1 à 7 ans de prison ont été prononcées par le tribunal correctionnel de Paris. S'il a relaxé deux jeunes hommes qui étaient poursuivis pour participation à un attroupement violent, le tribunal a au contraire condamné le militant «antifasciste» Antonin Bernanos, prévenu le plus scruté de cette affaire retentissante, à cinq ans de prison dont trois ferme pour «violences aggravées». L'étudiant de 23 ans n'a toutefois pas été incarcéré immédiatement.

Les peines requises par le parquet s'échelonnaient de douze mois de prison avec sursis - pour trois jeunes hommes accusés d'avoir participé à un «groupement formé en vue de commettre des violences», sans toutefois passer à l'acte - à huit ans de prison ferme pour le Suisse Joachim Landwehr, en fuite, auquel il est reproché d'avoir lancé une fusée de détresse à l'intérieur de la voiture.

Les images décortiquées

Le tribunal s'est surtout attaché à décortiquer les images de cette attaque survenue le 18 mai 2016. Elle avait conduit le chef du gouvernement Manuel Valls, confronté d'un côté à la contestation dans la rue de la loi Travail, de l'autre à la grogne des policiers contre la «haine anti-flics», à réclamer des sanctions «implacables».

Certains prévenus ont reconnu leur implication. Le quadragénaire Thomas Fensch, informaticien autodidacte à l'allure sage, a présenté ses excuses à l'audience d'avoir asséné plusieurs coups de barre métallique à un policier, qui lui avait fait face à mains nues, décrochant le surnom de «policier kung fu». D'autres ont gardé le silence au procès, voire tout au long de la procédure.

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