«La main sur ma mère, sur ma fille…» : Jean Lassalle se défend en évoquant ses cauchemars

Jean Lassalle a été accusé par une ancienne attachée parlementaire de lui avoir mis une «main aux fesses» il y a huit ans. Une accusation qu’il nie «catégoriquement».

Le député des Pyrénées-Atlantiques a réfuté mardi sur RTL avoir agressé sexuellement Julia Castanier, ex-collaboratrice parlementaire désormais directrice de la communication du PCF, qui avait posté son témoignage sur Twitter, dans la foulée de l’appel #balancetonporc.

«Je n'ai aucune mémoire, ni du moment, ni du lieu, et surtout du geste», a affirmé Jean Lassalle, qui se dit incapable d'assumer un tel comportement, au point d'en faire des cauchemars. «Depuis quelques nuits, je me réveille la bouche pleine de bile. Et il y en a qui rentre dans les poumons. Je me voyais, ma main sur ma mère, ma main sur ma sœur, ma main sur ma fille... Et même, le premier regard pour ma femme, c'était sur ses fesses. Ces gestes, ce n'est pas moi, ça me révolte !», a-t-il assuré.

«J'ai certainement dû être maladroit»

Reste que ce n’est pas la seule plainte à son encontre. Sur Mediapart, une journaliste japonaise l’accuse d’avoir tenté de l’embrasser de force lors d’un déplacement professionnel, alors qu’ils se trouvaient dans un ascenseur. Il aurait également proposé à une ancienne élue socialiste de prendre une douche ensemble dans les sanitaires de l'Assemblée nationale.

Là aussi, Jean Lassalle nie en bloc. «J'ai certainement dû être maladroit», se défend-il, mais reconnait avoir «une tendance à embrasser fortement», «une tendance à être tactile», et de poursuivre : «Et j'ai senti de la frustration, parfois, chez des femmes et chez des hommes. Je me suis excusé immédiatement quand cela a été le cas, ou quand on me l'a fait remarquer après.»

A ce jour, le député ne fait l'objet d'aucune mise en examen. Ni d'aucune plainte. «En huit jours, mon cas est passé d'une main aux fesses à celui d'un prédateur sexuel.»

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