Rassemblement à Cayenne pour réclamer le respect des accords de Guyane

Le porte-parole du collectif Pou Lagwiyann Dekole, Davy Rimane, à Cayenne, le 20 avril 2017  [jody amiet / AFP/Archives] Le porte-parole du collectif Pou Lagwiyann Dekole, Davy Rimane, à Cayenne, le 20 avril 2017 [jody amiet / AFP/Archives]

Près de 300 personnes se sont rassemblées mercredi soir à Cayenne à l'appel du collectif Pou Lagwiyann Dekole (Pour que la Guyane décolle) pour réclamer au président Macron qui arrive jeudi le respect des accords de Guyane signés après le mouvement social qui a paralysé le territoire au printemps, a constaté l'AFP.

Les différents mouvements qui composent le collectif se sont succédé en tribune place des Palmistes, pour appeler la population à se mobiliser jeudi lors d'une marche dans Cayenne, au moment où le président sera à Maripasoula, une commune défavorisée du sud-ouest guyanais.

Santé, éducation, justice, sécurité, immigration: le collectif a répété les revendications qu'il portait lors du mouvement social en mars et avril dernier. "Le social se meurt, la délinquance demeure", pouvait-on lire sur une banderole. Le mouvement s'est conclu le 21 avril par l'Accord de Guyane, par lequel l'ancien gouvernement a acté un plan d'urgence de 1,08 milliard d'euros, signé des accords sectoriels et "pris acte" d'une demande de 2,1 milliards d'euros de mesures supplémentaires.

"On attend qu'il respecte ses propres paroles", a déclaré Davy Rimane, membre du collectif, rappelant que lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait déclaré: "Je respecterai les accords de Guyane et j'irai même plus loin". Le chef de l'Etat vient dire "qu'il tiendra ces engagements", a assuré l'Elysée, avec un objectif: "prendre les problèmes à la racine".

Le collectif Pou Laguiyann Dékolé a aussi réclamé que le chef de l'Etat les reçoive lors de son séjour guyanais. Mercredi soir, ils n'avaient aucune réponse. Les participants ont également déploré qu'Emmanuel Macron ne fasse selon eux "que survoler la Guyane", puisqu'il se rendra à Maripasoula puis à Kourou en hélicoptère, sans jamais utiliser les routes particulièrement détériorées du territoire. "Il va regarder les Guyanais de haut", a déploré M. Rimane.

 

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