Nabilla fait de la pub pour le Bitcoin et se fait rappeler à l'ordre

Les publicités faites par Nabilla sur le Bitcoin n'ont pas été du goût de l'Autorité des marchés financiers (AMF). [AFP / ARCHIVES]

Une étonnante reconversion. L'ancienne starlette de télé-réalité Nabilla Benattia a récemment fait de la publicité pour un site vendant de la monnaie virtuelle Bitcoin.

Et c'est par l'intermédiaire du réseau social Snapchat que la jeune femme de 25 ans a informé ses milliers de fans de sa nouvelle passion.

Plusieurs messages compilés dans une vidéo YouTube longue de trois minutes et dans lesquels Nabilla ne tarie pas d'éloges un site basé en Andorre qui conseille ainsi les personnes voulant investir dans cette monnaie virtuelle.

Carton rouge de l'Autorité des marchés financiers (AMF)

Repérée par l'Autorité des marchés financiers (AMF), dont l'une des missions est de protéger les épargnants, l'improbable réclame effectuée par la jeune femme a ensuite fait l'objet d'un sérieux «remontage de bretelles» de la part du «gendarme de la bourse» qui n'a pas mâché ses mots dans un tweet, mardi 9 janvier.

«Le Bitcoin, c'est très risqué», prévient l'AMF en interpellant nommément Nabilla. Et d'ajouter : «On peut perdre toute sa mise. Pas de placement miracle. Restez à l'écart». 

Car c'est bien du rêve que Nabilla semble vendre à ses fans. En affirmant : «C'est de l'argent que vous pouvez toujours récupérer, c'est de l'argent virtuel (...) C'est gratuit, il n'y a rien à perdre», elle omet en effet de dire que la réalité est bien plus contrastée, le Bitcoin pouvant notamment perdre sa valeur à tout moment. 

Par ailleurs, pour accéder aux services de l'entreprise dont elle parle, il faut débourser 549 euros pour six mois d'abonnement, ou ouvrir un compte chez un courtier partenaire, comme l'explique le site de Capital, donc ce n'est pas «gratuit». 

Enfin, le Bitcoin est connu pour être la monnaie la plus volatile du monde. A titre d'exemple, son cours atteignait près de 12.000 dollars (10.000 euros +/-), alors qu'il s'élevait à plus de 16.000 dollars (13.400 euros +/-) un mois plus tôt. 

«Libé» repris par Nabilla

Les remontrances de l'Autorité des marchés financiers ne semblent, en tout cas, ne pas avoir effrayé Nabilla, qui a préféré en rire sur Twitter. Notamment en reprenant le quotidien Libération qui avait fait une faute d'orthographe dans un tweet partageant un article sur le sujet. 

Un soupçon d'humour qui a été retweeté près de 3000 fois et a reçu plus de 4000 «j'aime».

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