Lactalis reprendra tous les laits infantiles produits à Craon

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire à Paris, le 12 janvier 2018 [Patrick KOVARIK / AFP] Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire à Paris, le 12 janvier 2018 [Patrick KOVARIK / AFP]

Lactalis reprendra tous les produits laitiers infantiles fabriqués sur son site de Craon (Mayenne), "quelle que soit leur date de fabrication", a annoncé vendredi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire après s'être entretenu à avec le président de l'entreprise.

"Lactalis reprendra tous les produits de laits infantiles fabriqués sur le site de Craon, quelle que soit leur date de fabrication, dans tous les lieux de commercialisation, en particulier la grande distribution et les pharmacies", a indiqué le ministre lors d'un point presse, élargissant ainsi le précédent rappel qui courait à partir de février 2017.

Bruno Le Maire souhaite ainsi "éviter les retards, les difficultés dans le tri des lots et le risque d'erreur humaine".

Lactalis, géant mondial [Alain BOMMENEL, Laurence SAUBADU / AFP]
Lactalis, géant mondial

 

"J'ai d'abord demandé à M. (Emmanuel) Besnier, le président de Lactalis, de faire preuve de davantage de transparence, car je pense que la transparence est un gage de confiance pour les consommateurs et l'ensemble des Français", a déclaré le ministre qui s'est finalement présenté seul devant la presse.

En dépit de l'appel que lui a lancé le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert, vendredi matin sur RTL, à venir s'exprimer publiquement, le patron du leader mondial du lait est arrivé à Bercy par une entrée dérobée, évitant soigneusement les caméras.

"Le président de Lactalis communiquera publiquement sur les causes de la contamination dès qu'elles seront établies", a assuré M. Le Maire.

"Lactalis fera ensuite tous les investissements nécessaires sur le site de Craon pour garantir la sécurité sanitaire du site et éviter que ne se reproduisent de telles contaminations", a-t-il ajouté, écartant ainsi implicitement le spectre d'une fermeture du site actuellement à l'arrêt et dont 250 des 327 salariés sont au chômage technique.

 

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