Corbeil-Essonne : 2 policiers frappés dans un immeuble des Tarterêts

Mercredi, vers 16h, deux policiers de la brigade anticriminalité ont été attaqués la cité des Tarterêts, dans l'Essonne.[AFP/ARCHIVES]

Après le passage à tabac de deux policiers le 31 décembre dernier à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), de nouveaux faits de violence ont été révélés, à Corbeil-Essonne (Essonne) cette fois-ci.

Mercredi, vers 16h, deux policiers de la brigade anticriminalité y ont été attaqués, raconte Le Parisien. Alors qu'ils font une ronde dans la cité des Tarterêts, les agents remarquent que deux jeunes hommes viennent de prendre la fuite dans un immeuble de la cité, en apercevant la voiture officielle. 

Il descendent donc de leur véhicule pour rattraper les individus qui semblent avoir des choses à se reprocher. Ces derniers demandent de l'aide aux habitants de l'immeuble en frappant à différentes portes. Certains acceptent d'ouvrir et démarrent alors les hostilités. «La rixe débute à neuf contre deux», indique Le Parisien.     

«Les policiers reçoivent des coups de poing». L'un des habitants va ensuite lâcher un pitbull sur un des deux agents. L'autre se fait emmener dans un appartement de la cité.

3 semaines d'ITT chacun

Malgré les tentatives du premier fonctionnaire de laisser la porte ouverte en glissant son pieds notamment, les habitants parviennent à s'enfermer. «Trois gonds ont sauté tellement ils ont tenté de fermer la porte fort», indique le syndicat de policiers Alliance, relayé par Le Parisien. 

Un collègue resté en dehors de l'immeuble, inquiet de ne pas voir revenir les membres de son équipe, appelle des hommes en renfort. Ils interpellent alors cinq personnes.

D'après le média local, «les deux agents n’auraient pas de graves blessures au visage malgré les coups, mais ils devaient passer des examens médicaux dans la soirée». Ils ont bénéficié de 3 semaines d'ITT chacun. 

Sentiment d'impunité et manque d'effectif dénoncés

Le syndicat Alliance a réagi à cette nouvelle attaque en réclamant plus de moyens, notamment : 

«Nous dénonçons une nouvelle fois le sentiment d’impunité qui imprègne bon nombre d’individus qui se dressent face aux représentants de l’Etat. Le manque d’effectif nous prive de la capacité d’intervenir en unités conséquentes, avec un minimum de sécurité.»

La cité des Tarterêts est connue pour abriter des trafics de drogue, notamment. La mésentente avec les policiers existe depuis longtemps dans ce quartier défavorisé. L'année dernière, quatre policiers avaient déjà été pris pour cible dans le cadre d'une intervention liée à une affaire de stupéfiants.  

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