Une pétition contre le sacre d'Orelsan aux Victoires de la musique

Une pétition a été lancée à l'encontre du rappeur Orelsan. [Pierre Andrieu / AFP/ Archives]

Grand vainqueur des Victoires de la musique, le rappeur Orelsan se retrouve une nouvelle fois au cœur d'une polémique pour des paroles de chansons que certains jugent sexistes et violentes. Une pétition réclame l’annulation de ses trois prix.

Entre «Excuse-moi miss, laisse-moi dégrader tes p’tites fesses», «Mais ferme ta gueule ou tu vas t’faire Marie-Trintignier» ou encore «J’te l’dis gentiment, j’suis pas là pour faire de sentiments, j’suis là pour te mettre 21 centimètres», il n’en fallait pas plus pour attiser la colère de Céline Steinlaender, à l’origine de la pétition.

Selon elle, «certains propos lus et entendus dans ses chansons», notamment dans le morceau «Saint Valentin» sorti en 2009, ne seraient pas «acceptables». La pétition, qui a récolté pour le moment 25.000 signatures, a été lancée sur Change.org. L'auteure fait appel à la ministre de la culture, Françoise Nyssen et demande l’annulation des prix reçus par le rappeur, qui selon elle, «devrait être tout simplement censuré».

«Mais quel exemple est-ce pour les jeunes ?»

L’auteure a ajouté : «Mais quel exemple est-ce pour les jeunes ? Nous appelons tous les mouvements défendant les droits des femmes, et toutes les associations des droits de l’hommes, à s’insurger contre le résultat de cette soirée».

En réaction à la pétition de Céline Steinlaender, une autre pétition a été lancée, cette fois-ci pour soutenir Orelsan. Selon Bastien Faucon, qui a lancé cette pétition, celle de «Céline Steinlaender va à l’encontre des principes même de la démocratie». Selon ce dernier, «s’opposer à ce vote serait s’opposer directement au jugement d’une majorité». Ce mercredi 14 février, la pétition avait récolté 5.832 signatures.

D'autres polémiques par le passé

Vendredi 9 février, lors des 33e Victoires de la musique, le rappeur de 26 ans avait remporté le prix de l’artiste masculin, le prix de l’album de musiques urbaine pour «La fête est finie» et le prix de la création audiovisuelle pour le morceau «Basique», sorti en 2017.

Malgré son succès, ce n’est pas la première fois que les morceaux du rappeur font polémique. Il s’était notamment attiré les critiques lors de la sortie de son clip «Sale Pute», en 2006. Sept ans plus tard, il avait été condamné à 1.000 euros d’amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris pour injure et provocation à la violence mais avait finalement été relaxé par la cour d’appel de Versailles en mars 2016. 

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