Sabrina, une victime de Jacques Rançon, fait une crise de nerfs avant d'être évacuée

Jacques Rançon jugé pour homicides volontaires dans le box des accusés de la Cour d'assises de Perpignan, le 5 mars 2018 [RAYMOND ROIG / AFP/Archives]

Pendant cinquante minutes, Sabrina, victime de Jacques Rançon, a raconté à la barre de la cour d'assises des Pyrénées-Orientales, le calvaire qu'elle a vécu et le mal-être dont elle souffre depuis vingt ans. 

C’est en évoquant ses peurs et ses souffrances que la mère de quatre enfants a semblé perdre le contrôle d’elle-même. Elle a fait une crise de nerfs et a finalement été évacuée par la sécurité civile.

Le 9 mars 1998 : la soirée de l'horreur

Il y a vingt ans, le 9 mars 1998, Sabrina a vécu un cauchemar. Alors qu’elle attendait son petit ami, la jeune femme se fait accoster par un homme, qui s’avère être Jacques Rançon.

L’homme prétend être ivre et commence à la draguer. Il lui explique qu'il vient de sortir du marché Saint-Charles où il a fêté son anniversaire. Mais Jacques Rançon se fait de plus en plus insistant. «Il avait un regard noir, sadique. La façon dont il me regardait, de haut en bas, on aurait dit qu’il me faisait l’amour», a expliqué Sabrina.

«Il m'a éventré de bas en haut» 

Quelques minutes plus tard, l’agresseur sort un couteau de sa poche et le plante dans la poitrine de la jeune femme. «Je cours, j’ai hurlé, hurlé, appelé, je me voyais mourir, il m’a éventré de bas en haut, il a mis sa main sur ma bouche, je n’ai même pas senti la douleur».

Une femme qui a entendu les cris de Sabrina est arrivée à temps et a fait fuir l’agresseur. La victime est restée plusieurs jours dans le coma. Depuis, elle souffre de paranoïa et sa cicatrice de 32cm sur le ventre lui rappelle ce souvenir douloureux. «Dans la rue, j’ai peur, je dévisage les gens, je sursaute au moindre bruit. A la maison, je vérifie trois fois que la porte est fermée, je regarde derrière chaque placard qu’il n’y ait personne. Mes enfants ont interdiction de jouer à me faire peur. Mon mari doit s’annoncer quand il entre dans une pièce», a raconté Sabrina.

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