Paris : la piétonnisation adoptée par des élus mécontents

La piétonnisation avait été remise en cause, sur les 3,3 km de la rive droite. [© FRANCOIS GUILLOT / AFP]

Un débat houleux. La piétonnisation des rives de Seine continue manifestement de déchaîner les passions.

Il aura en effet fallu plus d'une heure et demi de vives discussions, entrecoupées de plusieurs suspensions de séance, pour que la proposition déposée par la majorité d'Anne Hidalgo ne soit finalement ratifiée par les élus de la capitale.

Ce vœu réclamait que «tout soit mis en œuvre pour éviter le retour de la circulation automobile sur les berges rive droite». Il complétait ainsi le nouvel arrêté pris par la maire au début du mois mars, après l'annulation du premier par la justice.

Mais en l'absence de la maire de Paris, «retenue ailleurs», selon ses adjoints, certains groupes de l'opposition ont – bruyamment – fait entendre leur mécontentement. «Nous soutenons le projet, mais sans soutenir la méthode», s'est par exemple exprimé Eric Azière, le président du groupe parisien de l'UDI-Modem.

Car si une grande majorité des élus, y compris de droite, sont désormais favorables à la piétonnisation, beaucoup ont regretté le «manque de concertation» et réclamé la participation des citoyens au débat.

Ainsi, les membres des groupes PPCI (ex-LR pro-Macron) et Les Républicains ont proposé de lancer un «concours d'urbanisme international» pour aménager les berges et la tenue d'«un referundum local». De son côté, le groupe des Démocrates et Progressistes (pro-Macron) espérait un «plan de circulation métropolitain», tandis que les Radicaux de gauche ont appelé la région à développer les transports en commun.

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