L'agression de militaires en Isère n'est pas un acte terroriste

Le suspect, déjà condamné pour violences, a été interpellé en état d'ébriété. [JEAN-PIERRE CLATOT / AFP]

Pas un acte terroriste, ni même une tentative d'homicide, plutôt «une triste et banale affaire de violence» : le procureur de Grenoble a tenu à ramener l'agression de militaires, qui n'a pas fait de blessés jeudi en Isère, «à de plus justes proportions».

Peu après 08h, alors que des soldats de la caserne de Varces-Allières-et-Risset, qui accueille des troupes de montagne, faisaient du footing, un homme en voiture les a insultés, menacés avant de leur foncer dessus, sans gravité.

Moins d'une semaine après l'attentat jihadiste survenue dans l'Aude, dont les quatre victimes étaient inhumées ce jeudi à Carcassonne et Trèbes, ce geste a cependant réveillé le souvenir d'attaques contre les forces de l'ordre. Mais «nous ne sommes pas dans une affaire de terrorisme, très clairement», a assuré le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, lors d'une conférence de presse retransmise sur internet par France 3.

Après avoir détaillé les faits, M. Coquillat a précisé que les militaires n'avaient pas «sauté» pour éviter la voiture qui fonçait sur eux mais qu'ils s'étaient «écartés». Selon le témoignage d'un soldat rapporté par le procureur, l'homme «a mis un coup de volant sur sa droite pour (les) effrayer». M. Coquillat a estimé que cette affaire ne relevait donc «pas de la tentative d'homicide mais de la violence avec armes et peut-être des menaces».

Déjà condamné 25 fois

Interpellé pendant qu'il dormait dans la voiture et en état d'ébriété, le suspect de 23 ans n'avait pas encore été entendu par les enquêteurs. Ces derniers réalisaient dans l'après-midi une perquisition à son domicile. Déjà condamné à 25 reprises notamment pour des vols et des violences, le jeune homme avait effectué deux séjours à la prison de Varces, le dernier ayant pris fin le 15 décembre 2017. Il ne présentait aucun signe de radicalisation, a souligné le parquet.

La propriétaire du véhicule, interpellée en milieu de journée, s'était présentée dans la matinée dans la crèche où elle est en stage «avec un œil au beurre noir et accompagné d'un homme excité et sous l'emprise de l'alcool selon des témoins», a ajouté M. Coquillat. Une deuxième jeune femme qui se trouvait dans le véhicule au moment des faits n'a quant à elle pas été identifiée.

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