Qui était Arthur Noyer, le militaire tué par Nordahl Lelandais ?

En février 2018, les parents d'Arthur Noyer avait appelé Nordahl Lelandais à faire toute la lumière sur la disparition de leur fils[JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP]

Jeudi, Nordahl Lelandais, déjà mis en examen pour le meurtre de la petite Maëlys, a avoué avoir tué Arthur Noyer. Retour sur le parcours de ce militaire, disparu dans la nuit du 11 au 12 avril 2017, après avoir croisé la route du maître chien.

Le caportal Arthur Noyer, âgé de 24 ans au moment de sa disparition, était un militaire prometteur du régiment du 13e Bataillon de chasseurs alpins (BCA). Athéltique, brun, l'homme d'1m73 est décrit par son commandant comme un élément «de grande qualité et d'une grande maturité». 

Il vivait dans le quartier Roc Noir à Barby, commune de 3.500 habitants en Savoie, à quelques kilomètres de Chambéry.

«Une perte pour le bataillon»

Le colonel Devigne précise que le jeune homme s'«(était) très bien adapté à la vie militaire» depuis son arrivée au sein du 13e BCA en mars 2014. Interrogé par BFM en décembre 2017, le militaire considérait que la disparition d'Arthur Noyer représentait une «perte pour le bataillon» vantant son «volontarisme» et son «intelligence».

Le jeune homme avait d'ailleurs été promu caporal en 2016. Il avait entamé alors la préparation du brevet de chef d'équipe de haute montagne. Au-delà de ses capacités purement militaires, Arthur Noyer avait aussi des qualités humaines selon le colonel Devigne qui le considérait comme un moteur de la «cohésion de sa section».

«Une famille soudée»

Avant cela, la victime de Nordahl Lelandais avait passé une enfance calme et heureuse à Bourges (Cher), aux côtés de ses parents, Didier et Cécile, et de son frère Quentin.

«À aucun moment Arthur n’a évoqué un quelconque souci», confiait sa mère au Parisien, peu de temps après sa disparition, en avril 2017. «Notre famille est soudée, ne connaît pas de problème particulier et Arthur est très complice avec son jeune frère qui a deux ans de moins que lui. S’il y avait eu quelque chose, on l’aurait senti», avait aussi déclaré son père au journal Le Dauphiné.

«La joie de vivre dans toute sa splendeur»

«C’est quelqu’un d’unique, très ouvert, qui aimait parler à tout le monde», témoignait sur France Bleu Chanel Gitton, une des anciennes camarades d’Arthur Noyer au lycée. «C’était la joie de vivre dans toute sa splendeur», résumait le père du jeune homme qui aimait rire et s'amuser, selon tous ses proches. 

S'amuser, c'était probablement ce qu'il pensait faire le soir du 11 avril 2017, dans la discothèque du Carré Curial à Chambéry. À la sortie de l'établissement, il croise Nordahl Lelandais qui le prend en stop. A partir de ce moment-là, on ne reverra plus jamais Arthur Noyer.

Au terme de plusieurs mois d'angoisses pour ses proches, les restes du crâne du jeune militaire avaient finalement été retrouvés par un randonneur, en septembre 2017. Le maître chien, qui a par ailleurs avoué être à l'origine du décès de la petite Maëlys, avait été mis en examen pour le meurtre d'Arthur Noyer en décembre. 

C'est finalement après avoir été emmené sur les lieux où avaient été découverts les ossements du militaire que Nordahl Lelandais a avoué l'avoir tué.

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