Loi immigration : un millier de personnes manifestent près de l'Assemblée

Une manifestation contre le projet de loi asile et immigration a eu lieu ce dimanche 15 avril à Paris.[Capture d'écran Twitter @Deputee_Obono]

A la veille de l’examen par les députés du projet de loi immigration et asile, une manifestation a eu lieu ce dimanche près de l’Assemblée Nationale.

Ils étaient 1.000, selon la préfecture de police, à avoir répondu à l’appel lancé par le Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants (BAAM).

Une manifestation rapidement rejointe par une cinquantaine d'organisations, du mouvement Génération-s de Benoît Hamon au Parti communiste, en passant par Act-Up.

Alors que le rendez-vous avait initialement été donné devant le Palais Bourbon, les manifestants ont finalement été contraints de se rendre sur une place à proximité, l'accès à l'Assemblée ayant été barré par un dispositif policier.

«Appeler les députés LREM à rejeter cette loi»

Dans la nuit de vendredi à samedi, la porte de l'Assemblée nationale a été taguée avec l'inscription «accueil de merde», en référence au projet de loi immigration et asile.

«Le texte va être discuté demain et il nous semblait urgent d'être là aujourd'hui pour appeler les députés LREM à rejeter cette loi. On sait que ce projet de loi a divisé au sein même du mouvement majoritaire, alors on veut encourager ces députés à ne pas le voter», a déclaré à l'AFP Héloise Mary, présidente du BAAM.

De nombreux sans-papiers venus de nombreux pays africains étaient également présents, parmi lesquels Abderrahman, 45 ans, originaire de Mauritanie : «Cela fait huit ans que je suis en France. Je travaille et je n'ai toujours pas de papiers», a-t-il déploré auprès de l’AFP.

Symboliquement, au milieu de la place, un mur en carton avait été érigé, avec l’inscription «Et pierre par pierre, mur par mur». Une construction éphémère ensuite détruite par des manifestants.

Porté par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, le projet de loi est très critiqué par les associations et divise jusqu'au sein de la majorité. Parmi les mesures les plus critiquées figurent notamment l'allongement de la durée maximale de rétention pour les étrangers en attente d'expulsion et la réduction du délai d'appel pour les déboutés.

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