Fleury-Mérogis : deux enquêtes ouvertes après la mort de deux détenus

«Des détenus l'ont encerclé pour masquer la scène à la vidéosurveillance et il a été roué de coups», d'après une source syndicale[AFP - Image d'illustration]

Deux enquêtes ont été ouvertes après le décès de deux détenus de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) début avril, à quelques jours d'intervalle. 

C'est ce qu'a révélé Le Parisien mercredi. Le premier, âgé de 39 ans, a été battu à mort dans la cour de promenade où se trouvaient «une centaine de détenus», a confirmé le parquet d'Evry à l'AFP jeudi. Et ce, alors qu'il devait sortir le lendemain au terme d'une incarcération de deux mois. 

Dès le début de la promenade, l'homme se serait retrouvé dans une rixe. «Des détenus l'ont encerclé pour masquer la scène à la vidéosurveillance et il a été roué de coups», d'après une source syndicale interrogée par l'AFP.

Après une hospitalisation de quelques jours au Kremlin Bicêtre (Val-de-Marne), l'homme qui se trouvait en état de mort cérébrale est décédé lundi. 

Des auditions sont en cours pour éclaircir les circonstances exactes des violences, d'après le parquet. Le Parisien évoque «une dette dans une affaire de stupéfiants». 

Erreur de diagnostic

Le second détenu, âgé de 21 ans, a quant à lui été retrouvé inanimé dans sa cellule, le 8 avril. Victime de vomissements la veille, il avait fait appel au médecin avant de regagner sa cellule. «Son codétenu a utilisé l'interphone d'urgence vers 6H40 le matin, les surveillants sont immédiatement venus en cellule», a expliqué le parquet d'Evry

Une erreur de diagnostic a manifestement été commise.

La brigade de recherches de la gendarmerie d'Evry est chargée de mener ces deux enquêtes.

En plus de ces deux décès, quatre suicides ont également été enregistrés en seulement un mois et demi dans la plus grande maison d'arrêt d'Europe, a précisé Le Parisien. 

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