IDF : pourquoi les salariés du nouveau Vélib' sont-ils encore en grève ?

Les employés Smovengo de Villeneuve-la-Garenne (92) et d'Alfortville (94) ont entamé une grève dans la nuit de lundi à mardi. Les employés Smovengo de Villeneuve-la-Garenne (92) et d'Alfortville (94) ont entamé une grève dans la nuit de lundi à mardi.[© Lionel BONAVENTURE / AFP]

Il ne manquait plus que ça. Alors que le déploiement du nouveau Vélib' – opéré depuis le 1er janvier par Smovengo – a pris un important retard, les salariés, soutenus par la CGT, ont entamé une grève mi-avril.

Ils dénoncent leurs conditions de travail, qu'ils jugent dangereuses, mais également les méthodes employées par la direction, «à la limite du harcèlement». Ils réclament surtout une revalorisation de leur salaire et de leurs primes, lorsqu'ils travaillent de nuit, les week-ends et les jours fériés.

Dans une lettre détaillée envoyée à la direction de Smovengo,  ils font ainsi état d'une vingtaine de points qui devraient faire, selon eux, l'objet de changements ou/et de reconsidérations. Parmi eux, des «tenues non adaptées» et des «outils qui ne sont pas en adéquation avec le matériel», alors que le personnel n'est pas habilité à travailler sur des bornes électriques.

Monsieur le Directeur, notre patience a des limites et nous supportons l'inacceptable.La section syndicale CGT Smovengo

Par ailleurs, ils regrettent que les véhicules utilisés soient défectueux. Les employés soulignent notamment plusieurs dysfonctionnements, comme l'absence des vignettes obligatoires, ou encore le mauvais état des camions, qui ne seraient pas réparés malgré des demandes répétées.

Enfin, ils jugent leur planning «intenable», avec des semaines de six jours, «parfois sept jours consécutifs», pour des acquis sociaux qui ne respectent pas ce qui avait été demandé par les salariés à l'embauche.

Car la majorité d'entre eux travaillaient auparavant pour Cyclocity – la filiale de JC Decaux en charge de la maintenance des Vélib' – et ont vu quelques uns de leurs avantages disparaître, comme la majoration de nuit passée de 45 % à 10 %, ou encore le panier repas réduit à 5,73 euros, contre 12 euros avant.

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