Une veuve soupçonnée d'avoir empoisonné ses deux maris

Les enquêteurs soupçonnent l'octogénaire d'avoir également empoisonné son premier époux décédé en 1982[PHILIPPE HUGUEN / AFP]

Deux fois veuve, une octogénaire originaire de Challain-la-Potherie, au nord-ouest d'Angers, est mise en examen: de la mort au rat a été retrouvée dans le sang de son deuxième mari.

Placé en maison de retraite à Pouancé puis hospitalisé en 2016 pour des hémorragies suspectes, ce dernier avait succombé en décembre de la même année.

Après une batterie d'examens, les enquêteurs avaient retrouvé des traces de mort-aux-rats dans son sang, rapportait ainsi Ouest France la semaine dernière. Et nos confrères du Parisien, qui ont brièvement rencontré sa veuve, précisent que celle-ci lui apportait quotidiennement des éclairs au chocolat...

De-là à établir un lien, il n'y a qu'un pas, franchi par les enquêteurs. Ils soupçonnent l'octogénaire d'avoir également empoisonné son premier époux décédé en 1982 ; voilà pourquoi sa dépouille a été exhumée il y a quelques jours. Sans que celle qu'une partie du voisinnage surnomme déjà «la veuve noire du Maine-et-Loire» en soit avertie.

Pour elle, ce fut le «choc», assure-t-elle au Parisien. «Je ne comprends pas, souffle-t-elle. Jamais je n’aurais imaginé qu’en allant voir mon mari tous les jours, on finirait par dire ça de moi…» Forcément coupable ? Selon les informations du quotidien, de premières analyses effectuées sur la dépouille de son premier époux, menées en juin dernier, avaient conclu à l’absence de «difenacoum», un anticoagulant, principe actif de la «mort-aux-rats». Ces nouvelles expertises pourraient permettre d'en avoir le coeur net.

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