Arrestation en Espagne du détenu radicalisé qui s'était évadé à Brest

Un gardien de prison descend dans une salle de la prison de l'Hermitage à Brest, le 24 février 2017. [FRED TANNEAU / AFP]

Un détenu «fiché S» de la maison d'arrêt de Brest s'était évadé mercredi 16 mai au matin, lors d'un transfert médical et était activement recherché. Il a été arrêté dans la nuit de lundi à mardi à Saint-Sébastien (nord de l'Espagne) lors d'un contrôle d'identité.

Un homme qui l'accompagnait et soupçonné d'être son complice, a également été arrêté, a précisé cette source. L'arrestation vers 02H00 du matin des deux hommes, qui faisaient l'objet d'un mandat d'arrêt européen, a été confirmée à l'AFP par un porte-parole de la police basque.

Le détenu, âgé de 21 ans, avait réussi à s'échapper au moment de son arrivée à l'hôpital où il devait être pris en charge, avait indiqué à l'AFP l'établissement, qui avait précisé qu'il s'était enfui à bord d'un véhicule qui l'attendait à proximité. L’administration pénitentiaire avait confirmé cette évasion à CNEWS.

L'homme s'était «mis à courir» dès sa sortie du véhicule qui le transportait depuis la maison d'arrêt jusqu'à l'hôpital, selon un tweet du Syndicat national pénitentiaire Force ouvrière. 

Le conducteur de la voiture, qui avait reçu une petite somme d'argent de la part du détenu en échange de sa course, avait été mis en examen pour complicité d'évasion et écroué. 

Un agent était parvenu «à le plaquer une première fois au sol mais le détenu s'est relevé et a rejoint un véhicule de type Peugeot 306 où au moins deux hommes l'attendaient», avait ajouté le syndicat sur Twitter.

Un long casier judiciaire

Originaire de Landerneau, près de Brest, l'évadé a 23 mentions à son casier judiciaire notamment pour des faits de vol, dégradation et outrage.

Il avait en outre été condamné en octobre 2014 à deux mois de prison pour une évasion sous le régime du «placement à l'extérieur», une mesure d'aménagement de peine qui permet aux personnes condamnées d'exécuter leur peine en dehors de la prison. 

Il n'a en revanche jamais été condamné pour des faits de terrorisme ou d'apologie du terrorisme. Il a fait l'objet d'une fiche S (pour Sûreté de l'Etat) «parce qu'il une tendance à la radicalisation et qu'il est suivi pour ça», avait indiqué le procureur de Brest, Jean-Philippe Récappé.

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