Ce que Nordahl Lelandais a dit aux experts psychiatriques

Pour la première fois ce vendredi 1er juin, plusieurs extraits de l'expertise psychiatrique de Nordahl Lelandais, mis en examen pour les meurtres de la petite Maëlys et du caporal Arthur Noyer, ont été publiés. 

C'est la station de radio RTL qui a pu se procurer ces documents, qui dévoilent la personnalité inquiétante de l'ancien maître-chien. Ce dernier s'est entretenu à deux reprises avec les experts psychiatriques : une première fois au mois de mars, où il refusa de répondre aux questions, et une seconde fois à la mi-avril. Le Parisien évoque quant à lui quatre entretiens avec les trois psychiatres lyonnais. 

«J'ai tué Maëlys, cette pauvre enfant qui n'avait rien demandé. C'était comme dans un jeu vidéo. Ça peut pas être un mec normal qui a fait un truc pareil. Moi j'adore les enfants et les animaux», a-il déclaré. 

«Ce n'était pas moi»

Ce 13 avril, Nordahl Lelandais précise avoir consommé une grande quantité d'alcool (qui a peut-être été combinée avec de la cocaïne) pendant la réception, avant de partir en voiture avec la fillette. Mais en se remémorant la panique de Maëlys et le coup de poing qui aurait été à l'origine de sa mort, le principal suspect éclate en sanglots : «Tout à coup, je suis sorti de mon corps. J'étais comme spectateur. Comme si j'étais à côté de la voiture, comme un fantôme qui vole à côté d'elle», a-t-il affirmé.

«J'entendais des voix mais je ne veux pas en parler. Je ne veux pas qu'on dise que je suis fou. Puis j'ai déposé Maëlys dans l'herbe. Je ne savais pas quoi faire, je voulais que la deuxième personne qui est en moi parte», a-t-il poursuivi. 

Interrogé sur le meurtre du jeune caporal Arthur Noyer, Nordahl Lelandais a expliqué avoir pris le militaire de 24 ans en stop, alors que ce dernier était ivre et en colère. C'est après un échange de coups que l'ancien maître-chien aurait laissé le militaire au bord d'une route de montagne. «Comme pour Maëlys, ce n'était pas moi», a-t-il assuré face aux experts, avant de revenir sur le meurtre de la fillette : «C'est comme si Arthur Noyer était revenu quand j'ai tapé Maëlys», a-t-il soutenu, précisant qu'il est désormais «libéré de cette personne méchante en lui». 

Aucun trouble mental détecté

Malgré les déclarations troublantes de Nordahl Lelandais, l'avis des experts est sans appel : il ne souffre d'aucune psychose et est pénalement responsable des deux meurtres. Cités par BFMTV, les trois experts ont développé leur diagnostic, déclarant que «Monsieur Nordahl Lelandais présente une personnalité clivée de type pervers, avec une partie fonctionnant de façon à peu près adéquate à la réalité, et une partie fonctionnant en dépit des interdits avec des possibilités de passage à l'acte hétéro-agressif extrêmement important». 

Il sera à nouveau entendu par des juges de Grenoble au début du mois de juillet. 

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