Seine-et-Marne : les parents d'élèves votent le retour de l'uniforme

Le trousseau de l'uniforme coûtera, au plus, 145 euros. [KHALIL MAZRAAWI / AFP]

Dans la commune de Provins (Seine-et-Marne), une majorité de parents d'élèves des écoles élémentaires s'est prononcée en faveur du port non obligatoire de l'uniforme, une première en France.

C'est le maire de la ville, Olivier Lavenka (LR), qui avait annoncé ce projet lors de ses vœux aux Provinois le 11 janvier dernier, et les parents d'élèves ont été consultés entre le 28 mai et le 2 juin. Résultat, «376 votants se sont exprimés pour 234 voix pour, 141 contre et un nul», a affirmé le maire de la commune à La République de Seine-et-Marne

Prix maximum de 145 euros

Toujours selon les informations du journal local, le trousseau du nouvel uniforme sera composé de dix pièces : quatre polos (deux manches longues, deux manches courtes), deux pulls bleu ciel, une veste-sweat bleu marine, deux pantalons, une jupe pour les filles, et un bermuda pour les garçons. «Les polos seront bleu marine et la devise de la République accompagnera le blason», a précisé Olivier Lavenka. Il coûtera, au plus, 145 euros. 

En tout, ce sont ainsi 759 élèves des écoles «Les Coudoux», «Désiré Laurent», «Les Marais», «Le Terrier Rouge», «La Ville Haute» et «La Voulzie» qui auront une nouvelle tenue l'année prochaine. «L'objectif est une entrée en vigueur au retour des vacances de la Toussaint 2018», a déclaré le maire de Provins, toujours dans les colonnes de La République Seine-et-Marne

Une décision mitigée 

Mais cette décision est loin de faire l'unanimité auprès des élèves, ainsi que des parents : «C'est nul, c'est comme si on remontait en arrière. On est en 2018, on n'est pas en 1900 je sais pas combien», s'est exclamé un enfant au micro de Franceinfo. Une mère de famille a ajouté qu'elle n'achèterait pas l'uniforme de sa fille : «On est l'école publique, il ne faut pas l'oublier. Ecole publique, école gratuite. Donc un parent doit pouvoir mettre son enfant à l'école publique gratuite, sans avoir au préalable à mettre la main au portefeuille pour acheter un uniforme», s'est-elle indignée. 

Olivier Lavenka avait lancé son idée quelques jours seulement après l'annonce du ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, qui s'était prononcé pour le port de l'uniforme dans les écoles qui le souhaitaient au mois de décembre dernier. 

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