Qu’est-ce que la lypémanie, la maladie dont souffre Marc Lavoine ?

«Ma mère a toujours attendu quelqu’un qui n’est jamais venu. Et son chagrin, elle me l’a donné», a confié Marc Lavoine. [JOEL SAGET / AFP]

Marc Lavoine souffre d’une maladie peu connue héritée de sa mère, la lypémanie. Cette dernière se caractérise par un sentiment de profonde tristesse qui perdure.

«La lypémanie c'est un peu plus profond que la mélancolie. Ma mère était atteinte de cette maladie. (…) C'est une mélancolie un peu plus haute que les autres», a confié le chanteur sur le plateau de l’émission «On n’est pas couché». 

«Ma mère a toujours attendu quelqu’un qui n’est jamais venu. Et son chagrin, elle me l’a donné […] Parfois j’ai l’impression d’être comme elle, d’attendre quelqu’un qui ne vient pas», a-t-il ajouté.

Une mélancolie «profonde»

Selon la définition exacte, il s'agit «d'un état psychologique dépressif déterminé par une mélancolie profonde pouvant évoluer en obsession morbide ou folie dépressive», rapporte Medisite. De nos jours, le terme semble tombé en désuétude. On parlera plutôt d’état dépressif chronique ou dépressivo-anxieux.

Nous devons ce terme ancien au psychiatre E. Esquirol (1772-1840), auteur du traité «De la lypémanie ou mélancolie», daté de 1820. Cet essai, qui fait partie des classiques de la psychiatrie, décrit des hommes et des femmes de tous âges qui ont en commun de n’avoir plus envie de rien, figés dans l’attente d’un être, d’un événement, qui comblerait le sentiment de solitude qui les transperce, explique Psychologies.

«Tout les agresse»

Tourmentées par des sombres pensées, susceptibles, apeurées, ces personnes s’imaginent que tout est perdu au moindre échec. «Le froid, la pluie, le vent, le chaud, les font frissonner de douleur et d’effroi. Les situations qui les surprennent et les dérangent sont vécues comme des attaques dirigées tout exprès contre leur personne. Tout les agresse», constate Esquirol.

«Vous savez les gens mélancoliques, c’est des gens qui ont du mal à respirer […] J’ai vu ma mère dépérir petit à petit et respirer machinalement. Et elle n’était même plus capable de dire je t’aime aux personnes qu’elle aimait, je crois le plus, ses enfants», a confié Marc Lavoine, expliquant que sa mère qui mourait «à petit feu d’un chagrin d’amour». 

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