Escroquerie : un frère de Théo Luhaka mis en examen

Une information judiciaire a été ouverte contre X pour «escroquerie en bande organisée, abus de confiance et blanchiment». [AFP]

Soupçonné d'être impliqué dans une vaste escroquerie aux aides publiques, Théo Luhaka, devenu un symbole des violences policières après son interpellation en 2017 à Aulnay-sous-Bois, est sorti libre de garde à vue mercredi, tandis qu'un de ses frères, Mickaël, a été mis en examen jeudi.

Quatre autre personnes interpellées en même temps qu'eux mardi matin, parmi lesquelles un autre frère de Théo, Grégory, sont également ressorties libres mais «le juge d'instruction appréciera ultérieurement les suites à donner à leur garde à vue», a précisé le parquet. La justice les soupçonne d'avoir détourné des centaines de milliers d'euros d'aides publiques octroyées dans le cadre du dispositif des «emplois d'avenir», via des associations et des sociétés.

En mars dernier, Mickaël L., 34 ans, avait été convoqué par la police judiciaire mais ne s'y était pas rendu. Cette fois-ci, les forces de l'ordre étaient allées le chercher au domicile de ses parents vers 6h ainsi que Théo et quatre autres membres de leur famille. Le quartier où réside la famille avait été quadrillé par la police, venue en force.

Une information judiciaire a été ouverte contre X pour «escroquerie en bande organisée, abus de confiance et blanchiment». 

Cette opération fait suite à une enquête préliminaire, qui avait été ouverte en juin 2016, soit plusieurs mois avant l’interpellation de Théo.

Le fonctionnement douteux de 3 associations

Les investigations portent sur le fonctionnement de trois associations gérées par les membres de cette famille. À chaque fois que Mickaël L. recrutait des salariés sous contrat d'avenir, ceux-ci n'étaient pas payés et l'Ursaff ne percevait pas les cotisations, sauf lorsqu'il s'agissait de l'un de ses proches, rapporte Le Parisien.

Or, les associations auraient reçu des subventions de plusieurs centaines de milliers d'euros de l'État pour ces contrats. À titre d'exemple, Théo aurait reçu à lui seul 52.000 euros.

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