L'air est trop pollué sur les terrains de sport situés en ville

Les relevés de dioxyde d'azote sont au-dessus des normes de l'UE. [© GABRIEL BOUYS / AFP]

Les personnes qui font du sport sur des terrains situés en ville respirent des quantités de dioxyde d’azote (NO2) dangeureuses, a indiqué l'ONG Greenpeace ce lundi.

L'association a en effet mesuré la qualité de l'air autour de six terrains de football à Paris, Marseille et Lyon, en dehors de périodes de pics de pollution. Et les résultats sont inquiétants : sur des sessions de deux heures, ces relevés «se situent quasi systématiquement au-dessus de la valeur limite annuelle moyenne définie au niveau européen (40 µg/m3)», selon l'association.

capture_decran_2018-06-11_a_10.26.09.png© Greenpeace

Or, la moitié des émissions de dioxyde d'azote proviennent du trafic automobile, et notamment des moteurs diesel. Les stades étant très souvent construits à proximité d'axes routiers importants, cela explique l'exposition des pratiquants de sport, et notamment de football, à ce polluant.

Greenpeace souligne également que les concentrations de NO2 «vont souvent de pair avec celles d’autres polluants, telles que les particules fines». Une situation d'autant plus préoccupante que les sportifs, enfants comme adultes, inhalent quatre à dix fois plus de polluants durant l'effort qu'au repos.

«En milieu urbain, les polluants inhalés (dioxyde d'azote, ozone, particules) sont tous des irritants des voies respiratoires», avec un risque «d'augmentation du risque d'asthme et l'aggravation de maladies pulmonaires préexistantes», prévient Gilles Dixsaut, le président du comité francilien contre les maladies respiratoires, cité dans l'étude de Greenpeace.

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