La justice a ouvert une enquête sur la boutique qui vend du cannabis à Paris

Le cannabidiol (CBD, dépourvu des effets psychotropes du THC, n'est pas interdit.[Saeed KHAN / AFP]

Rattrapé par la justice ? Une enquête a été ouverte à l’encontre d’une boutique vendant des dérivés de cannabis, rue Amelot (11e), a-t-on appris ce dimanche.

La Brigade des stupéfiants et du proxénétisme (BSP) devra vérifier la légalité du Cofyshop, qui a ouvert ses portes, le 5 juin dernier, rue Amelot, dans le 11e arrondissement de la capitale. Ce «coffee shop» profite en effet d’un flou juridique : ses produits comportent une concentration en THC (la substance psychotrope contenue dans le cannabis) inférieure au taux légal de 0,2 %. 

Or, la boutique ne désemplit pas. Pour preuve, elle a dû fermer deux fois avant l'heure en une semaine parce qu'elle était en rupture de stock. Derrière ce comptoir de cannabis à emporter, on retrouve l'entrepreneur de 29 ans Joaquim Lousquy, qui a déjà créé la polémique avec l'ouverture de Xdolls, une «maison close» de poupées sexuelles, en février dans le 14e arrondissement de Paris.

Dans sa nouvelle boutique, les clients peuvent acheter de l'herbe ou du haschich au poids. Le gramme coûte entre 11,50 euros et 13 euros. Huile de massage, sirop et infusion, entre autres, sont également vendus au sein de l'établissement.

Les clients de Cofyshop disent venir pour les vertus apaisantes et thérapeutiques du CBD, qui font encore débat au sein de la communauté médicale. Le succès de cette boutique est, quoiqu'il en soit, le même que celui observé dans celles ouvertes il y a peu à Lille, Montpellier ou Besançon. D'autres commerces devraient pousser sur le territoire.

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