Manifestation contre les règlements de compte à Marseille

Les manifestants portaient des t-shirts blancs à l'effigie d'Engin Günes, un jeune homme tué le 26 mai à Marseille.[Capture Facebook / Demet Ketayune Günes]

Près de huit cents personnes ont participé ce dimanche à une marche blanche en mémoire d'un jeune homme tué dans un règlement de compte à Plan d'Aou (Marseille).

Les manifestants, affublés de t-shirts blancs à l'effigie d'Engin Günes, un jeune homme tué le 26 mai à Marseille, ont parcouru cette cité sensible dans le recueillement.

Ils se sont mobilisés à l’appel de Demet Günes, la sœur ainée d’Engin. À ses yeux, son frère est une victime collatérale des règlements de compte, devenus monnaie courante à Marseille.

Le 26 mai dernier, deux hommes, dont Engin Günes, avaient été tués à l’arme de guerre dans les locaux d'une association sportive de l'Estaque, quartier littoral du nord de la ville.

Samia Ghali, sénatrice PS des Bouches-du-Rhône, qui est allée au chevet de la famille d'Engin, avait expliqué que ce chauffeur de car, âgé de 28 ans était venu jouer aux cartes dans le local. Il se serait alors retrouvé dans le champ de tir de l'assaillant.

«Prison à ciel ouvert»

Ce dimanche, elle défilait aux côtés de la famille Günes et des autres manifestants. «La violence, la délinquance n'ont pas de frontière. La seule frontière qui existe, qui balafre Marseille, c'est cette frontière politique qui - au fil des années - a divisé notre ville et a formé cette prison à ciel ouvert», a dénoncé la sénatrice sur Twitter.

Elle a également publié une lettre, adressée à Emmanuel Macron, dans laquelle elle demande au président de la République de «considérer les victimes de cette violence qui sévit sur Marseille comme de "vraies" victimes». Sami Ghali lui demande également «de recevoir les parents d'Engin et de les écouter en signe de compassion et d'apaisement face au drame qui est le leur, et à travers eux, celui vécu par des centaines de familles marseillaises».

Selon la police judiciaire, depuis le début de l'année, 12 personnes sont mortes dans des règlements de comptes dans la région marseillaise.

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