Comment se déplace-t-on en Ile-de-France ?

La voiture demeure le principal moyen de transport dans la région. [© PASCAL COTELLE /SIPA]

Les Franciliens ont la bougeotte, puisqu’ils effectuent plus de 40 millions de trajets quotidiennement.

Leurs habitudes de déplacements ont été recensées dans une étude de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région (IAU), publiée ce mardi lors des assises de la mobilité en Ile-de-France. Et celle-ci montre de nombreuses évolutions.

Les itinéraires en voiture occupent la pole position

Même si son utilisation recule depuis les années 1990 à Paris et en petite couronne, la voiture demeure le mode de transport numéro 1. Un peu plus de la moitié des 180 millions de km effectués chaque jour en Ile-de-France sont réalisés en automobile. Suivent de près les transports en commun (40 %), puis la marche (4 %) et le vélo (0,7%).

La durée des trajets a tendance à s’allonger

Depuis quatre décennies, le temps de déplacement quotidien des Franciliens a augmenté en moyenne de vingt minutes. Ils passent désormais 92 minutes par jour dans les transports, contre 76 minutes dans les années 1970. Cela représente aujourd’hui une demi-heure supplémentaire par rapport aux habitants des autres métropoles françaises. C’est surtout depuis l’an 2000 que l’augmentation a été la plus forte, de 1,2 % en moyenne chaque année.

Les déplacements d’ordre privé se multiplient

Le chemin pour se rendre au travail reste le plus chronophage de la journée, avec 41 minutes en moyenne. Une durée stable au fil des ans. Car ce sont surtout les trajets pour des activités personnelles (loisirs, shopping, accompagnement des enfants...) qui allongent les temps passés à se déplacer. Un phénomène lié aux modifications du temps de travail, laissant davantage de temps libre.

Les allées et venues sont de plus en plus tardifs

L’optimisation du temps est devenue prioritaire pour les Franciliens, qui changent leurs habitudes. Le pic de déplacements du matin est en train de passer de 8h à 9h, et s’étale même jusqu’à 10h. Si les retours à domicile pour le déjeuner se raréfient, la mobilité aux heures creuses, elle, est en nette hausse. Enfin, le soir, si le pic se situe toujours entre 18 et 19h, les voyageurs ont plus tendance à rentrer tard chez eux, après 20h.

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