Affaire Benalla : le jeune homme violenté se serait vu prescrire 6 jours d'interruption du travail

Alexandre Benalla (casque, capuche grise) et ses deux victimes présumées (au centre)[NAGUIB-MICHEL SIDHOM / AFP]

Les accusations qui pèsent sur Alexandre Benalla pourraient s'aggraver. L'avocat du jeune homme violenté par le collaborateur de l'Elysée lors de la manifestation du 1er mai a affirmé à nos confrères d'Europe 1 que son client s'était vu prescrire six jours d'interruption de travail. 

Maître Sahand-Saber a dit être en possession d'un certificat médical établi le 11 mai, soit dix jours après les faits, par le médecin traitant de son client, faisant état de « traces de coups sur la poitrine et d'une raideur cervicale ». Si cela ce confirmait, la mise en examen d'Alexandre Benalla pour « violences en réunion n'ayant pas entraîné d'incapacité » ne serait plus valable. 

L'avocat a également mis en avant les intentions pacifiques de son client et de sa petite amie, que l'on voit également subir des violences sur la vidéo. « Ce ne sont pas des black blocs, ce ne sont pas des manifestants, ce n'est pas un couple qui est venu sur la place de la Contrescarpe pour se livrer à des violences contre les forces de police, a-t-il expliqué. Ils sont venus prendre un verre, c'est un quartier festif, il y a des cafés, il y a des bars (...) Puis mes clients ont vu un attroupement, une manifestation et des services de police. Ils ont eu cette curiosité, parfois un peu déplacée, qui consiste à rester sur la place de la Contrescarpe pour voir à quoi ressemble une charge de police. (...) Ensuite, cette première charge de police intervient et ils essuient des coups. »

« A aucun moment ils ne sont venus se battre contre les forces de police »

Alors que sur une vidéo on voit le couple lancer des projectiles en direction des CRS, l'avocat est ensuite revenu sur ce geste. « En réaction, colériques, ils prennent ce qu'il y a sous la main (...) Il y avait une carafe, ce qui semble être un cendrier, et ils ont jeté ces projectiles. Effectivement la jeune femme a fait un bras d'honneur. Mais à aucun moment ils ne sont venus se battre contre les forces de police, alors que monsieur Benalla on peut penser qu'il est venu se battre contre les manifestants. »

Interrogé sur le fait que le couple n'a pas porté plainte à l'époque, Maître Sahand-Saber a expliqué : « Ce sont des gens qui veulent aller de l'avant (...) Ils ont passé une très mauvaise journée, qui a fini chez les policiers, ils ne voulaient pas donner davantage de suites. » L'avocat a également souligné qu'aucune poursuite n'a été initiée contre les deux victimes présumées : « Monsieur Benalla aurait été contraint de témoigner, monsieur Crase aurait été contraint de témoigner, les policiers auraient été contraints de témoigner... Ça veut dire que l'affaire aurait éclaté à ce moment-là. »

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