Paris : une école sommée par la Cnil de mettre fin à la vidéosurveillance de ses élèves et employés

Dans cette école, les élèves comme les employés étaient surveillés, filmés en continu par des caméras.[© Capture d'écran / Facebook]

L'établissement pratiquait la vidéosurveillance en continu. La Cnil vient d'épingler l'Itic, une école post-bac située dans le 20e à Paris, pour avoir installé des caméras à l'intérieur de ses classes et de ses lieux de vie.

L'autorité chargée de la protection des données personnelles, la Cnil, n'a pas hésité à sanctionner cet établissement supérieur privé parisien qui prépare à des BTS et mastères informatiques et commerciaux, face à des pratiques de surveillance peu éthiques. Et à rendre publique cette sanction par «nécessité d'informer les 600 à 800 étudiants de l'école». 

L'Institut des techniques informatiques et commerciales (Itic) a donc été mis demeure, à la suite d'un contrôle effectué sur place par la Cnil, «de cesser sous deux mois cette pratique et d'autres infractions aux règles sur la vidéosurveillance». L'Itic devra donc mettre fin à la vidéosurveillance continue et détruire l'ensemble des images stockées.

Lors de sa visite inopinée, la Cnil avait en effet constaté que des caméras de surveillance «filmaient en permanence l'ensemble des salles de cours et des lieux de vie des étudiants», tout comme «le poste de travail d'une employée». Par ailleurs, «toutes les images étaient conservées au-delà d'un mois, qui était la durée maximale prévue par l'école», a également indiqué la Cnil.

De plus, les personnes filmées «étaient peu ou mal informées», et les images n'étaient pas «suffisamment sécurisées» face au risque qu'un tiers non autorisé ou mal intentionné accède aux images. Selon la Cnil, seules des circonstances exceptionnelles, pour des écoles victimes d'actes de malveillance fréquents par exemple, «justifient de filmer les élèves et enseignants en continu».

capture_decran_2018-07-26_a_13.17.13.png

Vous aimerez aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles