Coffee-shops en France : le ministère de la Justice durcit la répression contre la vente de cannabis

La vente de cannabis faisait l'objet d'un flou juridique. [JOSEPH EID / AFP]

Les coffe-shops qui se sont multipliés en France pourraient disparaître aussi vite qu'ils sont apparus. Le ministère de la Justice a envoyé une note aux procureurs leur demandant de pouruivre « avec une particulière fermeté » les responsables de ces boutiques vendants du cannabis à faible teneur en substance psychoactive et des produits dérivés du cannabis (huiles, crèmes, nourriture...). 

La note que s'est procurée France Info a été envoyée le 23 juillet par le directeur des affaires criminelles et des grâces. Elle revient sur le flou juridique qu'exploitaient jusqu'à présent les gérants des coffe-shops, qui considèrent que la vente de cannabis et de produits dérivés en contenant est légale si leur teneur en THC, la substance euphorisante contenue dans la plante, était inférieur à 0,20%. 

Le ministère de la Justice considère toutefois que cette justification n'est pas valable, estimant que la teneur autorisée de 0,20% « s'applique à la plante de cannabis et non pas au produit fini qui en serait issu ». Selon cette interprétation, seule l'utilisation de la plante dans le bâtiment et le textile (sous forme de fibres présentes dans les tiges) ou dans l'alimentation, sous forme de graines, est autorisée. La présence de THC, même en quantités infimes, dans d'autres produits dérivés serait donc illégale. 

Ces dernières semaines, de nombreux magasins vendant des produits dérivés du cannabis à faible teneur en THC, mais contenant une forte dose de CBD (la substance relaxante contenue dans la plante) ont fermé leurs portes. Et plusieurs de leurs gérants ont été mis en examen.

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