Affaire Benalla : 150 manifestants à Paris pour «aller chercher Macron»

Environ 150 personnes ont participé à une manifestation près du siège de La République en marche (LREM) à Paris, samedi, pour protester contre l'affaire Benalla et «aller chercher Macron».

«Macron démission, Benalla en prison», ont notamment scandé les manifestants, réunis à l'appel du Front social uni, qui fédère des syndicats professionnels (Sud, des branches de la CGT), des syndicats étudiants, ainsi que des collectifs féministes ou d'aide aux sans-papiers.

Les participants sont venus montrer leur mécontentement après l'éclatement de l'affaire Benalla née de la diffusion de vidéos d'Alexandre Benalla, ex-collaborateur de l'Elysée, le montrant en train de violenter deux participants de la manifestation du 1er mai.

Mais c'est surtout la gestion de l'Elysée et d'Emmanuel Macron de cette affaire que les manifestants ont dénoncée. Le motif humoristique du rassemblement appelant à «aller chercher Macron», fait d'ailleurs référence à une des déclarations du président lors d'une réunion avec ses équipes.

«S'ils veulent un responsable, il est devant vous, qu'ils viennent me chercher», avait-il déclaré à cette occasion, alors qu'il n'avait pas encore réagi publiquement au scandale. Cette formule, jugée provocante par certains étant données les circonstances, avait fait polémique.

Une autre manifestation vendredi

Vendredi, une autre manifestation, appelant également à «aller chercher Macron», s'est organisée sur la place de la Contrescarpe, à Paris, le lieu même où une vidéo d'Alexandre Benalla molestant deux manifestants a été capturée. Une petite centaine de personnes a participé à ce premier rassemblement.

Mis en examen notamment pour «violences en réunion», Alexandre Benalla accompagnait des policiers comme «observateur», avec un employé de LREM, Vincent Crase, lui aussi mis en examen. Trois fonctionnaires de la préfecture de police de Paris ont, quant à eux, été mis en examen pour «détournement d'images issues d'une vidéoprotection et violation du secret professionnel». Ils sont soupçonnés d'avoir transmis à Alexandre Benalla une copie d'images de vidéosurveillance des incidents sur la place de la Contrescarpe.

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